CHAPITRE IV
Amnistie des Suisses de Châteauvieux, leur entrée triomphale à Paris, le j5 avril ijg2 ;mot de Rottcher, article et ïambes d'André Chénier. — Comment les Amis de la Constitution de Bourg recueillaient les signatures de leurs adresses, lettre de M. Reydellet. — Déclaration de guerre à l'Autriche. — La Marseillaise, note curieuse et peu connue de Rouget de Liste ; les six couplets authentiques, couplets apocryphes. Rouget de l'Isle n'a jamais crié Vive la République ! L'Hymne des dss bons Français. — Souscription des députés de l'Ain aux frais de la guerre.
Une amnistie générale avait été accordée le lendemain de Tacceptation de la Constitution par le roi (14 septembre 1791). Les Suisses du régiment |de Châteauvieux, condamnés aux galères (voir le ch. III de la IV^ Epoque,\ devaient-ils en profiter ? Il fut d'abord décidé qu'il appartenait aux cantons suisses de prononcer sur leur sort. Puis, sur les démarches de Collot-d'Herbois, déclamateur furibond de la Société des Jacobins, et contrairement à Tavis des cantons suisses, l'Assemblée législative les admit à jouir de Pamnistie (décret du 3i décembre 1 791, sanctionné le 12 février 1792).
Comme il s'agissait moins d'une question d'hunanité que d'une manifestation démocratique, une îete fut organisée par les Frères et Amis, avec le