CHAPITRE VI
de parer des coups ; il veut en porter et anéantir les conspirations.
Il est temps que le peuple se lève ; ce lion géne'reux, mais trop courroucé, va sortir de son repos pour s'élancer sur la meute des conspirateurs.
La force populaire fait votre force : employez-la. Point de quartier, puisque vous n'en avez point à espérer. Le peuple français vous demande un décret qui l'autorise à marcher avec des forces plus imposantes que celles que vous avez décrétées. Ordonnez, et nous marcherons vers la capitale et les frontières. Le peuple veut absolument finir une révolution qui doit assurer son bonheur, son salut et sa gloire. Il veut vous sauver, en se sauvant luimême. Vous ne refuserez pas l'autorisation de la loi à ceux qui veulent mourir pour la défendre (i).
L'Assemblée ne se contenta pas d'applaudir, presqu'autant que les tribunes, à cette criminelle adresse ; elle en vota l'impression et Tenvoi aux quatre-vingt-trois départements. C'était le digne prélude des attentats qui devaient se commettre le lendemain.
Nous commencerons la septième époque par la journée du 20 juin 1792 dont la place est marquée
i) Hist. pari, de MM. Bûchez et Roux, t. XV, p. 112, Hist. de la Rév. de M. Bertrand de Moleville. t. VIII, p. i5o.
M. Mortimer-Ternaux, p. 142, 1. 1" de son Hist. de la Terreur, donne cette pièce d'après le Journal des Débats et Décrets, n' 267 ; le texte diffè re un peu, mais le sens est le même.*