‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 182 sur 217 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

l'homme des Girondins, accusé, avec trop de fondement, de n'avoir rien fait pour empêcher le mouvement populaire. Pétion, suspendu par le roi, est rétabli par l'Assemblée. Il triomphe à la fête de la Fédération de 1792, « traînant, pour ainsi dire, Louis XVI derrière son char. » Mais la deuxième place est trop encore pour la royauté. On prélude à sa chute, en attaquant dans l'Assemblée, avec l'appui des tribunes et de l'émeute qui gronde à la porte (21 juillet), le dernier défenseur de l'ordre constitutionnel, La Fayette ; on y prépare les voies, en retranchant du jardin des Tuileries, réservé au roi, la terrasse des Feuillants, pour l'attribuer comme dépendance extérieure à l'Assemblée législative, établie dans le manège. Les Jacobins sont à leur poste et travaillent les sections, avec le concours secret de Danton et de Robespierre, et la connivence de Pétion... Et des auxiliaires vont venir. Les Marseillais, partis le 2 juillet pour la fête de la Fédération, arrivent le 29, trop tard pour la fête, mais à temps encore pour la lutte : Marseillais, venus de Marseille en efi'et, mais recrutés d'émeutiers de toute autre provenance sur la route, vrais batailleurs de guerre civile (i).

Au dernier chapitre du précédent volume, nous avons fait connaître les actes de violence commis au château de Bohas, la condamnation d'un habitant d'Hautecour à six ans de fers, sa requête en cassation, la confirmation du jugement, le soulèvement du peuple de Bourg contre le commissaire du roi et la protestation de celui-ci.

:i) H. Vallon, U Terreur., t. I, p. i5.

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