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La guerre à la frontière ne suffisait pas à Tardeur belliqueuse de nos administrateurs; ils faisaient encore la guerre au clergé. L'un d'eux, à la séance du 8 août, dit au Conseil général :
Messieurs,
Au moment où les Puissances confédérées attaquent la France par les armes, le pape fait usage de celles qui sont dans ses mains pour briser, autant qu'il est en son pouvoir, une partie des nœuds politiques de l'Etat; il menace de l'excommunication les évêques de France, ceux qui leur ont donné la consécration, et tous les curés, vicaires et autres prêtres qui ont prêté le serment prescrit par la constitution civile du clergé.
Secondé dans ses desseins par des évêques qui jettent un coup d'œilamer sur leur grandeur et leur fortune passées, son %)ref (du 19 mars 1792) est appi;yé par Yves- Alexandre de Marbeuf, prenant la qualité, qui n'est plus, d'archevêque de Lyon, primat des Gaules.
Ce ci-devant prélat, affectant aussi une jurisdiction dont il est déchu, pour l'exercer sur un diocèse idéal, déclare dans un écrit intitulé mandement (daté du château de Resves en Brabant autrichien, i" mai 1792J, qu'il envoie le bref à tous ses suffragans, et ordonne qu'il sera publié et exécuté selon sa forme et teneur dans tout son diocèse.
Les maximes répandues dans ces deux écrits ne tendent à rien moins qu'à établir, suivant l'esprit des pontifes, une puissance qui, sous prétexte de spiritualité, balanceroit sur le territoire français la souveraineté de la Nation française. La résistance aux loix y est recommandée, et le serment civique, ce lien sacré de tous les citoyens y est traité de sacrilège et de parjure...