‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 38 sur 217 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

de iM™« de Berbis de Saint-Julien, la dernière survivante de cet antique chapitre. Elle y avait été admise en 1768.

Le i3 décembre 1790, un M. Benoît envoya de Lycn aux officiers municipaux de Bourg un imprimé anonyme, relatif à une conspiration royaliste qui devait éclater à Lyon le 10 décembre et qui avait été découverte. Fut-elle plus sérieuse que celles dont nous avons parlé précédemment ? D'après cet imprimé, les trois chefs, MM. Guillin de Pougelon, delà Chapelle et Terrasse-Tessonet, furent enfermés à Pierre-Scize (i).

Le 14 décembre, nos députés Populus et Gauthier présentèrent au Comité ecclésiastique une plainte du maire de Bourg, AL Duport, et de MM. Morand et Goyffon, officiers municipaux. Ces trois personnages croyaient la France perdue parce que les ci-devant chanoines de Notre-Dame de Bourg continuaient à porter le camail et à chanter matines. Le Comité ecclésiastique se moqua d'eux en leur faisant répondre qu'il fallait attendre la sanction du décret du 27 novembre.

L'intervention de nos députés dans cette affaire ne doit pas nous surprendre : ils tenaient moins à

(1) L« Triumvirat ou compiration découverte à Lyon. S. l. n. d. 8 p. Ùi-J.--ARCH. DE Bourg.

la religion qu'à la stricte exécution de leurs décrets. M. Populus avait déjà partagé Tindignation de la municipalité contre les Dominicains de Bourg, lorsque ceux-ci s'étaient permis de ne pas représenter aux inquisiteurs de leurs biens certains registres et certaines pièces d'argenterie (Lettre du i^juin 1790). — Arc. de Bourg.

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