CHAPITRE Vin. y
pas été conservés. Thomas Riboud, qui fit le réquisitoire et le mémoire, a donc des droits réels à être nommé le sauveur de ces édifices. Ce titre lui est d'autant plus acquis qu'il les protégea contre de nouvelles tentatives d'aliénation jusqu'au décret impérial du 3 septembre 1808 qui les céda au département et les affranchit enfin de la tutelle dangereuse de la régie des Domaines.
Le mouvement révolutionnaire s'accentua. Les agitateurs se préparaient à la lutte en compromettant par de perfides inventions les nobles dont ils convoitaient la fortune.
L'honorable propriétaire du château de Bohas, iM. de Bohan, père de deux officiers supérieurs du iplus haut mérite (i), lui-même ancien capitaine au irégiment de Boulonois, et ancien lieutenant de roi ■à Bourg, fut accusé de cacher des armes et de don* ne: asile au comte d'Artois. Il répondit par la llettre suivante qu'il fit imprimer avec le procèsjverbal des Officiers municipaux.
a messieurs les officiers municipaux de bohaz Messieurs, Des personnes, jalouses sans doute du bonheur dont je ijjouis avec ma famille et des amis qui s'empressent d'adou-
I (i) Voir la Galerie militaire de F Ain par M. Dufay, et dans le précéident volume de cette histoire, Le dernier comte de Montrevcl par M. de iBebey.