‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 50 sur 217 · Tome II. b · texte numérisé non relu

Tome II. b

9^ QUATRIEME épOQUÉ.

cir les maux et les infirmités qui surchargent un vieillard de soixante et seize ans, ont voulu jeter le trouble et l'inquiétude sur la fin d'une carrière que j'achèverai, comme je l'ai commencée, en brave et bon citoyen.

Je sais qu'on a répandu le bruit que mes cours et mes appartements étoient autant d'arsenaux et de parcs d'artillerie; que j'avois eu et avois chez moi des personnes suspectes et capables d'alarmer la tranquillité publique dans les circonstances présentes : la désirant par dessus tout, et sachant que votre ministère est d'y veiller, je viens vous prier, et au besoin vous interpeller de descendre dans mon habitation, et y faire toutes perquisitions capables de vous assurer de la fausseté des inculpations calomnieuses qu'on a répandues.

Le procès verbal de votre visite, ou votre refus constaté, qui sera imprimé à la suite de cette lettre, me préservera pour toujours, je l'espère, d'imputations aussi gratuites; et pour y arriver d'une manière plus sûre, je vous déclare que vous me rendrez service devons transporter, toutes les fois que des bruits publics ou des suspicions qui vous seroient particulières vous feront désirer de vous éclairer par vous-mêmes.

Jamais vous ne trouverez chez moi des conspirateurs nij des ennemis de l'État, mais, souvent, avec ma famille, desl amis, des voisins qui me rendent service quand ils viennent me voir, et que je recevrai toujours avec empresse- 1 ment, sans que l'on doive en concevoir de l'ombrage, jus-; qu'à ce qu'il y ait une loi qui défende aux hommes dej correspondre entre eux et de se visiter : seroit-ce donci dans l'instant où la liberté reprend ses droits que l'amiiit perdroit les siens I

Je finis en vous déclarant encore que mes portes, qu doivent vous être et voua seront toujours ouvertes, seron

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