CHAPITRE !X
alors procureur-général-syndic de l'administration départementale, se hâta de réclamer, en faveur de Brou, auprès de FAsscmblée constituante, et parvint, à force de démarches et de sollicitations, à faire rendre et sanctionner par le roi le décret du i3 mars 1791, en vertu duquel l'édifice de Brou fut rangé au nombre des monuments nationaux à conserver par TÉtat (i).
Les admirateurs de M. Gauthier-des-Orcières ont voulu enlever à notre aïeul le mérite 'd'avoir sauvé Brou et Pont attribué à ce député parce qu'il aurait appuyé la demande du Directoire. Son intervention, fût-elle bien établie, ne saurait ôter à Thomas Riboud l'honneur de Tinitiative. Mais nous avons inutilement cherché trace de cette intervention dans la correspondance des quatre députés du Tiers-État de Bresse. Nous n'avons trouvé sur Brou que deux lignes de M. Populus dans sa lettre du 28 mars; les voici :
« Il est très vrai que l'Église et le monastère de Brou sont conservés ; je croyois qu'on vous en avDit déjà rendu compte (2 ■.»
Cette mention sèche et tardive n'indique pas que nos députés aient pris un gran 1 intérêt à la |coiiservation de notre merveilleux édifice.
(i| Rech. hist. et arch. sur l'église de Brou par J. Baux, i" édition, p. 3 16.
(2) Lettres aux Officiers municipaux de Bourg conservées à la mairie.