‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 71 sur 217 · Tome H · texte numérisé non relu

Tome H

l34 QUATRIÈME ÉrOQUE.

monta en voiture à une heure avec la reine et ses enfants. La garde nationale s'attroupa tumultueusement avec le peuple, fermages grilles et Tcmpêcha de partir. La Fayette essaya vainement d'en imposer aux plus séditieux et offrit enfin au roi de lui ouvrir un passage par la force. Le roi refusa pour prévenir tout acte de violence. Le lendemain, toutefois, il se rendit à l'Assemblée nationale et se plaignit avec dignité :

Messieurs, je viens au milieu de vous avec la confiance que je vous ai toujours te'moignée. Vous êtes instruits de la résistance qu'on a oppose'e hier à mon départ pour Saint-Cloud. Je n'ai pas voulu qu'on la fît cesser par la force : j'ai craint de provoquer des actes de rigueur contre une multitude trompée... Mais il importe à la Nation de prouver que je suis libre : rien n'est si essentiel pour l'autorité des sanctions et acceptations que j'ai données à vos décrets. Je persiste donc, par ce puissant motif, dans mon voyage de Saint-Cloud : l'Assemblée en sentira la nécessité.

Un décret du 1 5 mai admit les gens de couleur, | nés de père et mère libres, dans les assemblées paroissiales et coloniales. Les faire jouir de droits! politiques, c'était amener l'émancipation générale | des noirs, c'était Jeter un brandon de discorde dansi; nos colonies. Quelques orateurs .signalèrent Icj danger ; mais Pabbé Grégoire, Péthion, Rewbel,!' Robespierre, enlevèrent le décret. « Périssent lesj

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