‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 92 sur 217 · CHAPITRE II/. I7M · texte numérisé non relu

CHAPITRE II/. I7M

n'est pas mentionné dans l'ouvrage du chanoine Cattin^i^, intéresse notre histoire révolutionnaire. Nous allons le faire connaître par quelques extraits :

Cinq mois se sont écoulés, N. T. C. F., depuis que le diocèse de Belley, en perdant son vrai et légitime pasteur, s'est trouvé exposé à perdre l'enseignement de la pure et sainte doctrine.

Vous avez pu être instruits, N. T. C. et V. F., des mesures qu'avoit prises Mgr l'archevêque de Besançon pour que vous ne demeurassiez pas privés des instructions et des consolations qui vous étoient si nécessaires au milieu de la désolation universelle qui couvre de deuil la France entière, et particulièrement ce diocèse. Pour répondre au zèle de Mgr l'archevêque de Besançon pour vous et en même temps à la confiance dont il nous honoroit, nous nous proposâmes dans le courant du mois de mars dernier, de vous adresser un mandement, pour vous engager à joindre vos prières aux nôtres pour le repos de l'âme du prélat qui, pendant quarante années d'apostolat au milieu de vous, avoit à si juste titre, mérité votre amour et votre reconnoissance. Nous croyions important et instant de vous prémunir, dans les moments critiques, contre le schisme qui étoit prêt à éclater, et qui n'est maintenant que trop malheureusement établi.

Les circonstances difficiles dans lesquelles se trouve l'Eglise gallicane, des considérations particulières aux différentes parties de ce diocèse, des malheurs personnels dont notre cœur saigne encore, nous ont arrêté malgré nous.

Il) Mémoires pour servir à l'kistoire ecclésiastique des diocèses de Lyon et de Belley. Lyon. 1867. un vol. ia-8 de 612 p.

l8o CINQUIÈME ÉPOQUE.

Mais les efforts x-edoublés des faux pasteurs pour vou: séparer de l'Église, pour vous entraîner avec eux dans ur abyme de malheurs, ne nous permettent pas de différei plus longtemps; nous devons donc 'vous faire connoîtrc ceux qui, venant à vous sous le nom de pasteurs, pourroient abuser de la confiance que vous êtes accoutume': de donner aux ministres de la religion : le sieur Jean Baptiste Royer, et tous ceux qui prétendroient recevoir d( lui quelque autorité ecclésiastique, sont ces faux pasteur; dont vous ne pouvez écouter la voix.

Oui, N. T. C. F., le sieur Jean-Baptiste Royer est un faux pasteur : il est faux pasteur parce qu'il est entré dans la bergerie par une voie détournée, et que, par sa furtive intrusion, il s'est séparé du corps de l'Église.

Ici M. de Mesnard démontre que cet évêque constitutionnel est institué contrairement aux règles canoniques ; que sa consécration par le « sieur Gobet, évêque de Lidda », (archevêque de Paris', n'est pas même conforme au décret de l'Assemblée nationale, qui ne donne qu'au métropolitain le droit'de conférer la juridiction épiscopale ; qu'il ne peut par conséquent transmettre aucun pouvoir légitime aux pasteurs qui le secondent.

Ceci démontré, le vicaire général exhorte les prêtres infidèles à quitter l'erreur, en leur faisant craindre la colère céleste ; et il félicite de leur courage les prêtres qui ont refusé leur concours à l'Eglise constitutionnelle. Puis, s'adressant à tous

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