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La -position des patriotes était toutefois loin de • • • ^ 0
■ f. s'améliorer , et pendant que l’ennemi , comme pous l'avons dit , s’emparait d’Auray et de Landerant , pendant que la première de ces villes , le corps entier de la garde nationale avec son ^ , chef M. Glaiu , p'assaienl à l’ennemi , c’est à peine
si le peu de troupes dont disposaient les répu- ,
' blicains parvenaient à s’ébranler , taht-la désorganisation et la pénurie des vivres se faisaient , sentir. — Mille hommes provenant de l’escadre • de Villaret ont été dirigés le 10 sur Heunebont et mis aux ordres -de Jôsnct ;^ mais cette ville ne peut fournir que 800 ’ rations j>oui\ 2,500 hommes. Les représentants sont forcés de ré-.
‘ - duire la ration à 1 2 onces , et Topsent nOus
apprend, par une lettre à son collègue Cham-' - ' peaux resté à Brest qu’il est dâns' la nécessité*
/ - ' de congédier le reste des équipages, faute .-de pouvoir les nourrir! On pleut juger , d’après cela , quelle fut la désertion de ces hommes et jusqu’à ,quel point l’audace des, rebelles se trouva portée. Les proclamations de Puisaye et de l’évêque ’ilè - Dol, pénétrèrent,. partout», et l’une d’ellës ,
. - ..qui resta plusieurs heures, a (fichée dans là cita- • delle de Port-Louis , s’est rèlrouVée parmi les do- " • cünients qui* nous fournissent les 4élails de notre
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lA. HÉVOlUTION E5 BBBTAGÎfB. 105
histoire (1). — Mais Hoche ëtait déjà sorti de son quartier {jéiiëral. Il avait ^quitté Rennes en remettant à Rrieg le soin d’observer les bandes do jeune Boisguy qui désolaient* les environs dç Vitré et de Fougères ; et , sé portant rapidement sur Vannes, il en était, sorti le il pour faire une reconnaissance qui lui permit déjuger de la position do l’ennemi. Accômpagné d’une faible escorte,, il vient conférer avec Josnet qui marchait sur Landevant, ’ ét de là, se rend à Lorient pour y.preiulre l’avis des représentants. Son séjour à Lorient fut court , mais d’un grand résultat. Lorient était évidemment le point sur lequel devaient s’appuyer les opérations ultérieures de la campagne ; toutes les forces et le matériel de cette place avaient été dirigés sur Quiberou, la garde nationale' venait d’être mobilisée par les représentants j et les employés du
(1) Suivant les histQrrcns royalistes, ’M. d’Allègrc , qui commanda'rt l’une des colonne^ de chouans , dont là jonction se fit avec les' émigrés le 9 et le 10 racs- 'sîdor, s'àvenlura dans ce même moment à pénétrer jusqtic dans Lorient pour y prendre connaissance des' projets des républicains. Sa présence expliquerait dèé lop ce que nous rappOrton's- ; ► •.
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port s’ëfaient * armés d'eux-mêmos • pour aller , ' ' combattre Tenneaji. La garnison en 'était déve-
nue d’autant plus faible , et Hoche sentait l'im- ' portance d’un bon choix pour le commapdement de la place. Guezno et Guermeur qui connaissaient Evrard , le désignèrent au commandant en chef. L’adjudant-général Lavallette fut , d’une autre part, pourvu de la direction, supérieure du ’ peu de jforces susceptibles d’être mobilisées^ et U eut ordre de se tenir en mesure d’éclairer etde défendre les approches de la plac*e. Mais quelque chose de plus sérieux 'préoccupait Hoche.
. , - Les renseignements qu’il venait d’acquérir 'en
• parcourant la ligne de l’ennemi , de- Vannes à Lorient, lui avaient démontré que' toute l’action se passerait dans la région d’Auray cl de Quiberon,^ et il n’avait point de carte de ce pays*
11 avait pensé toutefois que. le pèrt de Lorient ' ' les lui fournirait^ mais la marine elle-même eu
était dépourvue. Comment faire ? — il n’y • a ici qu’un homme qui puisse répondre ù votre demande, lui dit l’un des^chels militaires du port • V - de Lorient , c’est un ancien ingéniem: retiré * depuis long-temps à Port-Liberté : cet officifer vous fournira tous les renseignements possibles.
' — Faites' donc ârmer un canot , répondit Ho^ .
IK BÉVOLUTIOH EN BBETACNE. 107
che, et passons inimédialement h Porl-Liberlé.
Il y était en effet, h quelques heures de là , . accompagné de Guezno et du commandant d aimes Menry. Le général fit savoir à l’ingénieur ce qu’il voulait de lui ; mais le vieil officier n’avait que des renseignements verbaux a offrir et
point de carte Allons , dit Hoche , prenez une
feuille grand-aigle et tracez-moi vos souvenirs avec la plume.... Et , à une heure de là , Hoche était pourvu de sa carte d’opération, -r Un autre f^ait encore le préoccupait cependant.
Belle-Isle était cernée par une flotte nombreuse.
On parlait d’une sommation qui devait avoir été • faite par le commodore Ellison au général Cou-’ - , cret, commandant Ta garnison, et Hoclio était inquiet, non sur la résolution de Boucret , mais sur les moyens de défense qu il pourrait opposer (1). Quelques-unes des personnes présentes^ se rappelèrent q,ue Canclaux avait ■ commandé Belle-Isle -et qu’il pourrait , mieux qu’aucun au-' tre , fournir les ronseignémentiî propres à éclairer le général en chef.... Mais comment corninu-
. (l) Assez heureux pour avoir rclrouvé la lelire clEllison à lioucrct, nous la donnons aux pièces juslificatives, sous le n.® D7. . • ... ..
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108 J. IIVBE JiEtVlllHB. CHAE. îll.
ni£|uer avec Nantes , toutes les roules du Mor- ' hihan 'étdient iaterccptëes ? — .Le commandant- Henry répondit qu’il avait à sa disposition nn homioe sûr , qu’il allait armer une embarcatinn légère, expédier son affidé vers Nantes , et qu’il pouvait h peu près répondre qu’il «aurait éviter les Anglais et atteindre l’embouchpre de la Loire; A cinq jours de lù il rapportait, eu effet , une réponse de Canclaux' qui disait cfue , dans les circonstances, 3,000 hommes suffisaient à Bélle-Isle. — Il y en avait 5,600. ’ .
Or J pondant ce temps, pendant les courts moments que Hoche passa à Lorient, Josn'et , accompagné -du Représentant Brue, s’était porté* sur Landevant; Valletaûx ét Le Moine s’élai^ent aussi dirigés de Port-Brieûc. et de Lamballe vers le même point; et , d'autres forcés conduites par lé général Chabot ‘et l’adjudant-général Robinet , arrivaient de Brest et de -Morlaix pour renforcer •farméte d’opération. La jonction de Le Moine et dé Josnel ne put cependant s’effectuer immédia- .-tement , et le 13 messidor les insurgés, qui 'se trouvaient à la hauteur de Landevant, se-pré- .sehtèrcnt avec des masses assez, formidables pour refouler le général Jôsnet vers Hennebont et loi enlever un convoi de pain. Mais,- le surlendemain
- tA HÉrOLCTIOK BK BaBTAGSB. * 109
15 , les Républicains altaquèrent h leur four les royalistes, qui, au lieu de se porter fu avant > avaient {jardé leurs positions pendant plusieurs jours, et on leur tua une centaine d'hommes en 'même temps qu’on leur enleva cinq voilures char-
• f[ées de 1800 habits et d’une grande quantité de selles et d’équipements de cavalerie.
Tout se disposait- donc 'pour l’exécution du plan que Hoche venait d’arrêter. Son chef d’étatmajor, Chérin, et l’adjudanl-général Champeaux j resté h Vannes, lui faisaient parvenir successivement les troupes et l’artillerie disponibles. Des forces imposantes se groupaient aux approches d’Auray et de Landevanl , et Josnet avait reçu * . s l’ordre de se porter par la rive droite de l’Etel
vers Plouhinec , dans le but do couvrir Lorient et
• le Port-Liberté. Hoche, en se séparant de Guezno qui suiiit la colonne de Josnet, lui avait dil: Repré- 'sentant ^ gagnez Rlotthinec ^ et demain vous entendrez le canon ^ je ne leur laisserai que les sables de la presqu'île. — Ce mouvement ^
ne larda point en effet à être exécuté, et l’ennemi -■ su trouva bientôt refoulé jusque dans les sables , . où il devait périr.
« Le général en chef vient d’arriver d'Anray ici , écrit
• Rrue de Landevant, le 15 messidor; et il a eu le bon- ..
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