‹ Histoire de la révolution dans les départements de l'ancienne Bretagne ouvrage composé sur des documents inéditsChapitre 4 sur 35 · MOBI SU COMTE SB SILZ ET SE BOISBAEDT · texte numérisé non relu

MOBI SU COMTE SB SILZ ET SE BOISBAEDT

• . . • • • * Ainsi s'évanouirent , dkns le court espace d'un

mois, toutes les illusions et’ les espéranccs'de

paix que le traité do* la Mabilais avait si péniblement enfantées. — , Corn ment , en effet, douter plus long-temps des intentions cachées des hommes qui, après avoir déclaré se soumettre à la République , ont continué h se tenir en armes , à' correspondre avec- TAngleterre , à se recruter , à s'organiser , h former des nàagasins et une cavalerie, à systématiser la résistance et la guerrç,

48 ll^BK ^BVrIbl[B. — CBÀP. JI. • . ■

Qu’on -en juge, et qu’on ne nous taxe' -pas

d’esprit de parti; car, en donnant lès pièces

inédites du procès, nous avons négligé ou écarté .

des dossiers entiers 5 l’aide desquels bien des nônris

ut des seriricnts auraient pu encore être flétris.

Les rapports des .(^Kefs d administration, et de^ >Brue, qui n’a point quitté le Morbihan , .'sont.

' devenus tout à' coup si 'alarmants , que les deux - . t*eprésentanis spécialement chargés de la'pacification, GueznO et Guermeurj'ont pris 4e parti de se transporter sans délai h Vannes, pour mieux juger du nouveau péiM qui menace la ,Bépubli- "'que. Les chefs insurgés continuenK è jou'èr le même rôfë-; à se plaindre des excès républicains^ ' h dénoncêr les autorités qu’ils prétendent’ ’erita- 'ché«s de terrorisme , et à offrir cependant leur intervention pour les approvisionnements de grains, «—-Mais ces faits, 'ces protestations sont démenlis; et les assassinats qui se commettent, l’in- ' terceptatiou des routes .qui se réalise-.,snr toits les . - jioints, les enrQlemeats,-c{Hi .sc font à bureau ouvert jusque son» les yeux des .rè’présentahts et des chefs militaires , le dénuement absolu où sont les troupes et -les, garnisons ,ulémonfrcDt la perfidie des protestations -offertes ou données' par les chefs rebèlles.- — Un jour. cependant*, le 4

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prairial, Guezno elGuermeurse irouvant à table, à Vannes , avec leur coIlè{;ue Unie , furent tout à coup appelés par un officier-municipal qui, accompagné de deux fusilliers , menait un rebelle arrêté sans passeport. Les l’eprésentanis passent dans un appariement voisin, et demandent au prévenu ainsi arrêlé ce qu il venait faire à Vannes. Je suis porteur de la présente ( montrant une lettre de Cormatin à M. de Silzj.... Guezno prend la lettre et l’examine. Elle portait : ^ Monsieur^ Monsieur le comte de Si/z, c^ans le Morbihan. — Cesdésignalioiis paraissent naturellement suspectes dans un moment où , conformément aux dispositions du traité, toutes les appellations ^ de 1 ancien régime avaient été- bbrement abandonnées par ceux qui avaient accepté la pacifi- Mais le messager, interrogé sur le contenu de la lettre , répond ne point le connaître.

Dans ce cas , dit 1 un des représentants , ouvrons-la: s’il ne s’y trouve rien de répréhensible,

elle vous sera remise Et , l’ayant ouverte, ils

lurent ce qui suit;

<* Rennes, 21 mai 1795 (2 prairial an ni).

» J ai auprès du département des moyens de touchai de l’argent, il faut donc que M. Guillo revienne le plus tôt possible pour que nous puissions vous faire passeï

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