‹ Histoire de la révolution dans les départements de l'ancienne Bretagne ouvrage composé sur des documents inéditsChapitre 5 sur 35 · TOL · texte numérisé non relu

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50 UVBB RBCVliiHB. — CHAP. II.

des secours. EuToyez-moi Tolre signature en blanc pour former un emprunt que j'autorise. Il y a quatre signatures: Boishardy, vous, Chantcrcau et moi;ücz-Tousà nous pour Tolrc blanc. L’on m'offre des sommes sur ma siguatul'e, mais je ne veux jamais m’isoler pour de telles affaires; cependant , nous avons besoin de fonds.

» Je vous embrasse mille fois; renvoyez-nous M. Guillo bien vite. » , Le baron de Cobmatin.

La trahison est patente , et rien ne saurait plus être mis Cn doute. — Le messager est provisoirement arrêté ; la pièce saisie est adre.ssée par un courrier h IToche et aux représentants Grénot et Bollet, qui sont h Bennes, avec ordre de faire saisir Gormatin et de s’emparer de ses papiers, s’il est possible.

- Deux jours après, le 0 prairial, Gormatin,' Solihac, Jarry et quelques autres chefs de chouans étaient saisis h Bennes , et les représentants faisaient placarder sur les murs de la ville la lettre de Gormatin et deux autres pièces , dont une de MM. de la Bosière et de Frotté aux membres du conseil du Morbihan, et l’autre de Gormatin au même conseil , signée et approuvée de MM. de Boishardy, Ghantereau et Jarry.

« rtotre interôt commun, la même façon de penser et d’agir et notre confiance cn vous, disait la première, nous engage à vous prier de vouloir bien lier entre nous

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une correspondance siilyie, qui ne nous laisse rien ignorer de nos positions respectives. £n conséquence, nous TOUS envoyons un do nos capitaines, auquel vous pouvez accorder votre confiance comme il a entièrement la nôtre. C'est un ancien Yeudéeu qui , depuis dix-huit mois , combat dans son pays avec honneur et intelligence. Il sera près de vous l’interprète fidèle de nos sentiments, et nous vous prions, au nom du roi et du bien général, de vouloir bien lui communiquer les intentions que vous croirez n<?cessaires de nous faire parvenir, pour que nous puissions employer tous nos moyens pour seconder le noble dévouement dont nous vous savons pénétrés.

Nous sommes avec le plus vif attachement et la plus sincère estime, etc.

Louis DE Frotté, chargé de pouvoirs et d'ordres pour la Normandie, Louis de la Rosière, le chevalier de Margderyb, Henry de Marguerte, chef du canton d'Avranches. '

Nous connaissons la proclamation dont vous nous parlez ;nous en avons redouté les effets , disait la seconde, et nos craintes n’ont malheureusement pas été mal fondées. — Toutes les causes des événements qui nous affligent ne proviennent sûrement que de ceux qui nous ont juré une haine éternelle, nous ne devons pas être surpris de leur conduite ; il y along-tcmps qu’ils nous ont appris àles connaître. — Mais quels que soient nos sujets de plaintçs , quelques torts qu'ils aient avec nous , que devons-nous faire dans des circonstances aussi délicates ? Songezvous que nous no sommes plus un parti isolé , que nous

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tenons à tous les royalistes de la France, que nos démarches dépendent d'une décision générale.

Où nous mèneront les moyens que vous semblez adopter ii une déclaration formelle de guerre qui, ou nécessiteront nos amis à se battra, et qui, le faisant dans ce moment, n'auront pas les ressources suflisantes, ou qui, s'ils ne le peuvent absolument, laisseront tomber sur nous ' le poids des forces qu'avec le temps nous poiuvons par- ' . tager. Alors quelles terribles conséquences.

Mais me direz-vous; loTemèdc? - — Je vous avoue que c’est une réponse épineuse, mais je vais vous ouvrir mon cœur.

Est il donc absolument impossible de contenir le peuple et de le détourner' de ces rassemblements qui effraient . les républicains. Je vois que dans bien des cantons on y réussit, pourquoi chez vous n’y parviendrait-on pas?

Que s’en suivrait-il, si l’on prenait cette mesure? que 'l'on Ôterait d'abord tout prétexte d'excuse aux républicains, et que, leur méfiance étant moindre, nos affaires . n’éprouveront pas les entraves qui nous gênent, et qui finiront peut-être par nous être funestes.

Vous direz qu'il n’y aurait plus d'inconvénients, je ne me permettrai pas cette assertion; mais s’ils ne pouvaient être que ceux que l’on peut tolérer, les choses n’en iràimit J)as inbiiJs len/trâm (f). .‘ •

■ (1) Quoique ce paragraphe soit presque inintelligible/ on en saisit le sens. IVous le rapportons d’ailleurs d'après^ une copie, certifiée par les Représentants , conforme Fun des placards imprimés dans le moment. ' . ' '’

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