‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 100 sur 244 · LIVRE DOUZIÈME. , M · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME. , M

« France depuis la proclamation de la République ! »

« Le peuple a combattu avec héroïsme.

a Le peuple a triomphé avec humanité.

« Le peuple a réprimé l'anarchie dès la première « heure!

« Le peuple a brisé de lui-même aussitôt après a le combat l'arme de sa juste colère. Il a brûlé « l'échafaud. Il a proclamé l'abolition de la peine « de mort contre ses ennemis.

« Il a respecté la liberté individuelle en ne pro- « scrivant personne , il a respecté la conscience « dans la religion qu'il veut libre, mais qu'il veut « sans inégalité et sans privilège.

« Il a respecté la propriété. Il a poussé la pro- « bité jusqu'à ces désintéressements^sublimes qui a font l'attendrissement de l'histoire.

« Il a choisi pour les mettre à sa tête partout les « noms des hommes les plus honnêtes et les plus « fermes qui soient tombés sous sa main. Il n'a pas « poussé un cri de haine ou d'envie contre les for- « tunes, pas un cri de vengeance contre les per- « sonnes. Il a fait, en un mot, du nom du peuple « le nom du courage, de la clémence et de la vertu.

(( Nous n'avons qu'une seule instruction à vous « donner : inspirez-vous du peuple, imitez-le ! pente sez, sentez, votez, agissez comme lui!

« Le gouvernement provisoire, lui, n'imitera « pas les gouvernements usurpateurs de la souve-

« raineté du peuple qui corrompaient les électeurs, « et qui achetaient à prix immoral la conscience du « pays.

« A quoi bon succéder à ces gouvernements, si \ c'est pour leur ressembler? à quoi bon avoir créé « et adoré la République, si la République doit « entrer dès le premier jour dans les ornières de « la royauté abolie? Il considère comme un devoir « de répandre sur les opérations électorales cette « lumière qui éclaire les consciences sans peser sur « elles. 11 se borne à neutraliser l'influence hostile « de l'administration ancienne qui a perverti fet « dénaturé l'élection.

« Le gouvernemeirt provisoire veut que la con- « science publique règne. 11 ne s'inquiète pas des « vieux partis. Les vieux partis ont vieilli d'un « siècle en trois jours! La République les conte vaincra, si elle est sûre et juste pour eux. La « nécessité est un grand maître. La République, « sachez-le bien , a le bonheur d'être un gouver- « nement de nécessité. La réflexion est pour nous. « on ne peut pas remonter aux royautés impos- « sibles. on ne veut pas descendre aux anarchies « inconnues, on sera républicain par raison. Don- « nez seulement sûreté, liberté, respect à tous. « assurez aux autres l'indépendance des suffrages « que vous voulez pour vous, ne regardez pas quel « nom ceux que vous croyez vos ennemis écrivent

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