‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 132 sur 244 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

« lants, tant que ces nations et ces gouvernements « ne se déclarent pas eux-mêmes en guerre avec « elle. Elle ne fera donc, elle ne permettra volonté tairement aucun acte d'agression et de violence « contre les nations germaniques, ces nationalités « travaillent en ce moment à modifier d'elles-mêmes « leur système intérieur de confédération et à créer (c l'unité et le droit des peuples qui ont une place à « leur revendiquer dans son sein, il faudrait être « insensé ou traître à la liberté du monde pour « les troubler dans ce travail par des démonstra- « tions de guerre et pour changer en hostilités, en « susceptibilité ou en haine la tendance libératrice « qui les pousse de cœur vers nous et vers vous. « Et quel moment nous demandez-vous de choi- « sir pour ce contre-sens du droit de la politique et w de la liberté? Est-ce que le traité de Pilnitz se « trame par hasard contre nous? est-ce que la coa- « lition des souverains absolus se noué et s'arme « sur nos frontières et sur les vôtres? Non, vous le « voyez; chaque courrier nous apporte une accla- « mation victorieuse des peuples qui se scellent « dans notre principe et qui fortifient notre cause « précisément parce que nous avons déclaré que « ce principe était le respect du droit, des volon- « tés, des formes des gouvernements du territoire « de tous les peuples. Les résultats extérieurs de c< la politique du gouvernement provisoire sont-ils

« donc si mauvais, qu'il faille le contraindre vio- « lemmeot à en changer et à nous présenter sur les « frontières de nos voisins la baïonnette à la main, « au lieu de la liberté et de la paix à la main ?

« Non cette politique à la fois ferme et pacifique a réussit trop bien à la République pour qu'elle « veuille la changer avant l'heure où les puissances ce la changeront elles-mêmes, regardez la Belgique! « regardez la Suisse ! regardez l'Italie 1 regardez « l'Allemagne méridionale tout entière! regardez « Vienne! regardez Berlin ! que vous faut-il de plus? « Les possesseurs eux-mêmes de vos territoires, « vous ouvrent la route vers votre patrie et vous (( appellent à «n reconstituer pacifiquement les prête mières assises. Ne soyez injustes, ni envers Dieu, « ni envers la République, ni envers nous. Les « nations sympathiques de l'Allemagne, le roi de « Prusse ouvrant les portes de ses citadelles à vos « martyrs, à vos exilés, Cracovie affranchie, le « grand-duché de Posen redevenu polonais, voilà « les armes que nous vous avons données en un « mois de politique.

« Ne nous en demandez pas d'autres, le gouver- « nement provisoire ne se laissera pas changer sa « politique dans la main par une nation étrangère « quelque sympathique qu'elle soit à nos cœurs. « nous aimons la Pologne, nous aimons l'Italie, <c nous aimons tous les peuples opprimés, mais nous

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