LIVRE QUATORZIÈME
« cupation qui l'enchaîne. La Lombardie tout ence tière se lève contre la maison d'Autriche. Elle « ne proclame encore que son affranchissement, « pour *ne pas mêler une question d'institution à « une question de guerre. Le cri de l'Italie force « le roi de Sardaigne à se dégager comme le pape « et comme la Toscane des vieux traités antinatio- « naux avec l'Autriche. Il marche en Lombardie; « les contingents affluent de toutes parts sur ce « champ de bataille. La campagne de Tindépen- « dance italique se poursuit lentement par l'Italie « seule, mais devant la Suisse et devant la France « armées, prêtes à agir si l'intérêt de leur principe « ou la sûreté de leurs frontières leur semblait « compromis.
« Passez les Alpes; les résultats de la politique « du principe français désarmé ne s'y développent (c pas avec moins de logique dans les événements « et de rapidité dans les conséquences, ils éclatent « au foyer même du principe contraire.
« Dès le 14 mars la Révolution éclate à Vienne. » les troupes sont vaincues, le palais des empereurs « est ouvert par le peuple pour en expulser le « vieux système, dans la personne de son homme « d'Étal le plus inflexible, le prince de Metternich. ce L'assemblée des notables de la monarchie est « convoquée, toutes les libertés, armes de la démo- « cratie, sont accordées; la Hongrie se nationalise
« ei s'isole par une séparation presque complète « de l'empire, elle abolit les droits féodaux, elle <c vend les biens ecclésiastiques, elle se nomme un « ministère à elle, elle se donne pour signe de « sa complète séparation un ministère même des « affaires étrangères.
« La Bohême s'assure de son côté une Constitu- « tion fédérale à part.
« Par ces trois affranchissements divers de 4a « Hongrie, de la Bohême et de l'Italie, l'Autriche « révolutionnée au dedans, restreinte au dehors, ne « règne plus que sur douze millions d'hommes corn- « pactes.
« Trois jours après les événements de Vieone, le « 1 8 mars, le peuple combat et triomphe dans les « rues de Berlin, le roi de Prusse, dont l'esprit « éclairé et le cœur populaire semblaient d'intelli- « gence avec ceux-là même qui combattaient ses « soldats, se hâte de tout concéder. Une loi cornet plétement démocratique d'élection est promul- « guée avant même que l'Assemblée constituante a soit réunie. La Pologne prussienne réclame sa « nationalité distincte à Posen. Le roi y consent et « commence à ébaucher ainsi la première base , « d'une nationalité polonaise, que d'autres évé- « nements auront à grandir et affermir d'un autre « côté.
« Dans le royaume de Wurtemberg le roi abolit