‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 195 sur 244 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

« le 3 mars la censure , concède la liberté de la « presse et l'armement du peuple.

« Le 4 mars, le grand-duc de Bade, trop voisin de « la France pour ne pas laisser prendre leur niveau « aux idées qui traversent le Rhin, accorde la li- « berté des journaux, l'armement du peuple, l'abo- « lition des féodalités et enfin la promesse de con- (( courir à rétablissement d'un parlement unitaire « allemand, ce congrès de la démocratie germa- « nique d'où peut sortir l'ordre nouveau.

« Le 5 mars, le roi de Bavière abdique et remette « trône après des combats de rues, à un prince qui « unit sa cause à la cause populaire à Munich.

« Du 6 au 1 1 mars, môme abdication du souve- « rain de Hesse-Darmstadt, armement du peuple, « droit d'association, presse, jury, Code français à « Mayenne, tout es! accordé.

« L'électeur de Hesse-Cassel, dont la résistance à « l'introduction du principe démocratique était « célèbre en Allemagne, accorde à son peuple en « armes les mômes gages, il y ajoute la concession « du principe d'un parlement allemand.

« L'insurrection arrache au duc, de Nassau la « suppression des dîmes, l'organisation politique, « l'armement du peuple, le parlement allemand.

« Le 1 5 mars, Leipzig s'insurge et obtient du roi « de Saxe, prince déjà constitutionnel, l'accession « au principe du parlement allemand.

« Le même jour une démonstration populaire « impérieuse oblige le prince d'Oldembourg à con- « voquer une représentation.

« Le peuple de Meklembourg s'arme quelques « jours après et nomme une assemblée prépara- « toire pour élire le parlement germanique.

« Hambourg réforme plus démocratiquement sa « Constitution déjà républicaine.

« Brème réforme son sénat et accède au parle- « ment allemand.

ce Lubeck après des troubles violents conquiert le ce même principe.

ce Enfin le 18 mars le roi des Pays-Bas abolit les ce institutions restrictives de la liberté dans le grand ce duché de Luxembourg, où le drapeau tricolore « flotte de lui-même comme une démonstration ce spontanée du principe français.

ce Toutes ces décompositions de l'ancien système, « tous ces éléments d'unité fédérale se résument ce momentanément à Francfort.

ce Jusqu'ici la dièle de Francfort avait été l'instruce ment obéissant de l'omnipotence des deux grandes ce puissances germaniques, Vienne et Berlin, sur ce leurs faibles alliés de la confédération, l'idée d'un « parlement constituant en permanence au cœur de ce l'Allemagne surgit au contact de nos idées. Ce « parlement des nations représentant désormais des ce peuples au lieu de représenter des cours, devient

Page 1