‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 58 sur 244 · LIVRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME

tèrent au Champ -de -Mars où travaillaient deux ou trois mille ouvriers des ateliers nationaux, M. Ârago et le général Courtais haranguèrent ces ouvriers , leur racontèrent les outrages dont ce débris vivant de notre gloire avait été l'objet de la part de cette milice indisciplinée , et leur firent sentir la nécessité de prêter secours au gouvernement contre des attentats qui déshonoraient la nation et qui anéantiraient l'armée, le sentiment et la raison parlaient alors fortement au cœur du peuple. Les* ouvriers crièrent : Vive le général! vive Arago! vive Courtais! ils s'offrirent à aller eux-mêmes imposer la réparation et l'obéissance à ces indignes soldats. MM. Arago, Courtais, Guinard , entrèrent à la tête de ces hommes dans la cour de l'hôtel, réunirent les invalides, leur représentèrent leur honte et leur crime, firent saisir et emprisonner sans résistance les principaux coupables, et réinstallèrent le général Petit aux acclamations de repentir et d'enthousiasme.

Cet acte et deux ou trois actes de même vigueur accomplis par le général Subervie ou par M. Arago, consolidèrent l'armée et arrêtèrent toute tentative de désorganisation dans les corps. Ces deux ministres en ne doutant pas de leur autorité l'a- ■ vaient rendue désormais incontestable, l'armée de son côté rendait justice au gouvernement, il ne permettait aucune inquisition sur l'opinion des offi-

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