‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 105 sur 216 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

« d'iiiii citoyen comme vous et nous. — (Oui! oui! ) « Nous lui avons donné le droit de concourir par son « vote de citoyen à la représentation et à la liberté, « qu'il saura défendre aussi complètement que toute (( autre fraction du peuple!

« Quant à la troisième et principale question, celle « de la prorogation à un terme éloigné de la convoca- « tion de l'Assemblée nationale, je ne consentirai pas (( à engager en rien ni l'opinion de mes collègues, ni c( surtout la mienne , sur une pareille mesure qui ente gage trop profondément, selon moi, les droits du c^ pays tout entier. Je ne veux rien préjuger par reste pect pour notre indépendance, sur un décret qui « tendrait à déclarer à la nation que Paris affecterait « le monopole de la liberté et de la République, et « qui nous ferait prendre au nom d'une capitale seule « et sous la pression d'une masse bien intentionnée, (( mais impérative par son nombre même, la dictature « de la liberté conquise ici par tout le monde, mais « con([uise par la France entière et non par quelques « citoyens seulement ! Si vous me commandiez de « délibérer sous la force et de prononcer la mise hors « la loi de toute la nation, qui n'est pas à Paris, de la a déclarer pendant trois mois , six mois , que sais-je? « exclue de sa représentation et de sa constitution, je « vous dirais ce que je disais à un autre gouvernement « il y a peu de jours : Vous n'arracheriez ce vole de (( ma poitrine (ju'ajjrès que les l)alles l'auraient perte cée. (On a[)plaudit.)

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« Non, destituez-nous mille fois de notre titre plua tùt que de nous destituer de nos opinions libres, de « notre dignité, de notre inviolabilité évidente, évi- « dente en dehors, saehez-le bien, autant (ju'en de- « dans ! car pour qu'un gouvernement soit respecté, il « faut (ju'un gouvernement ait non-seulement le fait, « mais Tapparence aussi de la liberté!

<( Comj)renez donc votre |)Ouvoir dans le notre, « votre dignité dans la notre, \olre indépendance « dans la notre, et laissez-nous, dans Tintérèt niéine i( de ce peuple, rélléchir et délibérer de sang-lroid, « adopter ou re[)ousser les vœux dont vous êtes Tor- « ganc aiipirs de nous. Nous ne vous j)romettons, je (( n(^ \()iis piomets, (piant à moi, (pic de les peser dans « notre conscience, sans ])eur comme sans |)révenli()n, (( et de décider ce (pii nous paraîtra , non pas la « volonté seulement du pcuph^ de Paris, mais le droit « et la voloiilé de toute la Républi(jU(\ »

La (lé])ulalion applaudil ; (piebjues-unsdc ses membres serrent les mains de Lainailiiie.

1/nn d'eux lui dil : « Soyez sur (jue le peuph* n'est « là (pie pour a|)puy(M' 1(^ gouvernement j)rovisoire. »

Laniailinc icpond : « J'en suis convaincu ; mais la (( nalion poniiail >"\ li-om|)ei'. Prenez gai'de à des « réunions de ce geiii'c. (pi(l(|iie belles (ju'elles soient : « les (h'.r-lnu'l hniindirc du peuple pourraient am(Mier « contre son gi'c le> di\-liiiil hi iiinaire du dcs[) utisme, « et ni vous ni nous, nous ii"eii \onloiis. »

Un silence dans le groupe des clubs violents, des

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