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saient secrètement contre la sédition du lendemain. Leurs amis nombreux dans ces quartiers et dans les faubourgs étaient convoqués porte à porte par leurs soins. Chacun d'eux devait amener une escouade de citoyens résolus à la défense commune. La non-existence de la garde nationale et les ombrages qui existaient entre les diiïérents partis n'avaient pas permis des mesures plus générales. On se déliait à tort les uns des autres ; on ne s'en rapporlail qu'à soi-même et à ses amis.
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Ces mesures prises, Lamartine biùla tous les papiers qui contenaient des noms propres ou des secrets de gouvernement au dedans et au dehors, de nature à servir de prétexte aux vengeances des factions, si la journée , comme cela était trop à craindre , donnait la victoire aux hommes de proscription ou de sang. îl se jeta ensuite sur son lit pour prendre un momiMit de repos.
A peine était-il endormi, que (\c> honnnes dévoués (ju'il avait dans les clubs s'échapj)èrent do ces réunions nocturnes, forcèrent sa porl(% et le réveillèrent pour lui a|)porter les derniers renseignements.
Les clubs directeurs s'étaient constitués à onze heures du soii" en permanence : ils s'étai(Mil armés, ils avaient di^i^ munitions dv guerre; ils axaient résolu de rassembler le |)eu|)lt^ \v. lendemain matin au ('hamp-