LIVRE TREIZIÈME
« doit être aujourd'hui le mot d'ordre de la popuiatiou « armée et désarmée de Paris : car c'est contre l'inté- « grité, contre l'indivisibilité du gouvernement provi- « soire que le mouvement contre lequel vous êtes a venus nous former un rempart de vos poitrines avait, « dit-on, été conçu.
« On espérait, au moyen de ces divisions suscitées « entre nous, diviser la patrie comme le gouvernc- « ment : aucune division possible n'existe entre ses (( membres. Si quelques différences d'opinions, comme « il s'en trouve naturellement dans les grands conseils « d'un pays, peuvent s'y rencontrer en administration, « l'unité existe dans le même amour de la l{é[)ubli(jue, (c dans le même dévouement qui les anime envers Paris « et la France !
« Cette union est le symbole de celle de tous les u citoyens !
« Permettez-moi de vous otlVir, non pas en mon (( nom , mais au nom de l'unanimit-é de mes collègues, « les remerciements j)rofondément sentis, non pas du « gouvernement |)r()visoire, mais de la France tout « entière pour (pu ce jour eut été un jour de calamité « et de guerre civile, si le gouvernement s'était divisé, « et (|ui, grâce à votre énergie, sera pour elle le jour « du triomphe définitif et pacifique de ces nouvelles « institutions, (jue nous voulons remeltn^ inviolables « et entièies à l'Assemblée nationale (jui sera, elh», « l'unité suprénie de la patrie. — Vive la l{épubli(pu; !
« Citoyens , encore un mot!
« A l'époque de la prciiiicTc Ucpuljli(|uo, il y eut « un mot fatal (\m perdit tout, et (jui conduisit les « meilleurs citoyens à s'entre-déchirer en se mécon- « naissant les uns les autres. Ce mot, c'était la dé- « liance, et cependant cette défiance était expliquée « alors par la situation de la patrie menacée par une « coalition au dehors, et par les ennemis qu'elle avait « au dedans.
(( Aujourd'hui que la seule proclamation de nos « principes de démocratie fraternelle et de respect (( aux nationalités a ouvert dans toute rEuro[)e Tho- « rizon de la France et a fait tomber les peuples dans « notre amitié au lieu de tond)er dans notre san^f; « aujourd'hui ([ue la Uépublicjue est acceptée partout a sans opposition à l'intérieur, c[ j)r()met à tous pro- « priété, sécurité, liberté, il n'y a (|u'un seul mot qui (( corresponde à cette situation , et ce mot , c'est con- « fiance! Inscrivez ce mot sur vos (bapeaux et dans « vos cœurs ! que ce soit le mot d'ordre entre tous les a citoyens et entre toutes les parties de l'empire, et la « Uépul)li(jue est sauvée.
« Le i:;ouvernement provisoire vous en donne « TexempUî dans la confiance méritée que chacun de c( nous poite à ses collègues et tju'il en reçoit h >on <( tourî 11 en donnt» anjouid'hui la pieuve en refusant « à tout j)rix de se désunir, de se séparer d'aucun des « membn^s qui font sa force dans son nnile. l/indiviu sibilite du gouverncMiuMit pro\ isoire doit être ainsi « la complète civi(|U(^ de cette* journée. Paris et les