LIVRE QUATORZIÈME
(( l'antipathie des rois s'interposait entre les sympathies « des peuples. Cette cour employa à s'assimiler vio- (( lemment la Pologne, et à chercher patiemment par « le Caucase la route des Indes, les dix-huit ans de la « monarchie de Juillet.
c< L'Autriche lui fit tour à tour des caresses et des c( injures. La France ainsi caressée et repoussée par la « main habile, mais vieilhe, du prince de Metternich, « sacrifia l'Italie entière et l'indépendance des États « confédérés de l'Allemagne, aux sourires de la cour « devienne. En 1831 , l'insurrection réprimée de conte cert en Italie, en I84G, Cracovie ellacée de la carte, « mesurèrent l'échelle toujours descendante de ces « obséquiosités du cabinet des Tuileries à la politique « de l'Autriche.
« La Prusse, dont la sécurité et la grandeur sont (( dans l'alliance de la France, lit une alliance désce espérée et contre nature avec la Russie. Elle se fit (c ainsi l'avant-garde de la puissance russe contre (( l'Allemagne, dont elle est le poste avancé : elle y « perdit cette popularité germanique que le grand Fréc( déric lui avait laissée.
<c Les États de la confédération du llliin ainsi noce gligés par la Prusse , intimidés par l'Autriche, trace vailles par la Russie, lloltèrent do l'alliance [)rusee sienne à l'alliance autrichienne, selon l'heure et la ce circonstance, repoussés de falliance française par ee les souvenirs de 1813 et par la connivence du caee binet des Tuileries (jui les ahMiidoimait n ronmijx)-
.rili RÉVOLUTION DK <8i8.
« Icncc aulricliicniic. Mais pendant ces oscillations tles u États secondaires de la conl'édération i;ennani(|uc, un « liors-clat, ce germe de la démocratie, se formait en « Allemagne, il n'attendait pour éclore qu'une occa- (( sion d'émancipation des Etats secondaires et qu'un (( retour de la pensée française aux vrais principes « d'alliance et d'amitié avec les Étals allemands du « llliin.
(( Les Pays-Bas irrités du démembrement de la Bel- (( gique conservaient par ressentiment des préventions « contre la France : ils s'unissaient sur le continent à « la lUissie,sur l'Océan à l'Angleterre. A ces deux c( titres la Fiance était exclue de leur svstème d'al-
(( liance.
« Quels étaient nos rapports avec l'Angleterre? Sa a p()lili(pi(î, toute maritime avant la révolution franco çaise, était à la fois maritime et continentale depuis (( la guerre de ISOS en Espagne et de ISK'Î j)artout. « Sans répugnance pour la dynastie de Juillet, TAn- « gleterre avait prêté à cette royauté un concours ulih^ « aux conférences de Londres en ISiU) (*t 1831. Par « cette espèce de médiation continentale qu'elle axait « exercée entre la France, TAlliMuagne et la Russie, « l'Angleterre avait maintenu Féquilihre du contiu lient ; cet écpiibrc, c'était la paix. M. de Talh^yrand u avait converti celte paix (mi une ébauche (Falliancc « du j)rincipe libéral constiliilionncl : c'est ce (ju'on a a aj)|)cl('* la (jnadriiplc alliance cnlrc la l'Vance, « l'Angleterre, rEs|)ai4n(^ le Portugal. Si ce gcMine