LIVRE QUATORZIÈME
«Saxe, prince déjà constitutionnel, l'accession au « princi])e du parlement allemand.
« Le même jour, une démonstration populaire impé- « rieuse oblige le prince d'Oldembourg à convoquer « une représentation.
« Le peuple de Mecklembourg s'arme quelques jours « après et nomme une assemblée préparatoire pour « élire le parlement germanique.
« Hambourg réforme plus démocratiquement sa « Constitution déjà républicaine.
« Brème réforme son sénat et accède au parlement i( allemand.
« Lubeck, après des troubles violents, conquiert le « même principe.
«Enfin le 18 mars le roi des Pays-Bas abolit les (( institutions restrictives de la liberté dans le grand- « duché de Luxembourg, où le drapeau tricolore Hotte u de lui-même comme une démonstration spontanée « du principe français.
« Toutes ces décompositions de l'ancien système, (( tous ces éléments d'unité fédérale se résument mo- « mentanément à Francfort.
« Jusqu'ici la diète de Francfort avait été Finstruu ment obéissant de l'omnipotence des deux grandes (( puissances germaniques. Vienne et Berlin, sur leurs « faibles alliés de la Confédération. L'idée d'un parle- « ment constituant , en permanence au cœur de FAI- « lemagne, surgit au contact de nos idées. Ce parlement « des nations, représentant désormais «les |)euples au
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« lieu (le représenter des cours, devient le fondement « (Tiuio nouvelle fédération gernianicjue (jui émancipe « les faibles, qui forme le noyau d'une démocratie « diverse mais unitaire. La liberté de plus en plus (( démocratie] ue de T Allemagne prendra nécessaireu menl son appui sur une puissance démocratique, « aussi sans autre ambition (jue Talliance des prin- « cipes et la sûreté des territoires : c'est nommer la « France.
(( Je ne poursuivrai j)as dans les autres Klats de « riunope la marche plus ou moins ra|)ide du prin- « cipe national et du piincipe libéral accélérés pai la « révolution de Février. Les idées envahissent leur lit « partout, et ces idées portent votre nom. Partout vous « n'aurez à choisir (ju'entre une paix assurée et hono- « rablc ou une guerre [)artielle avec dos nations jjour (( alliées.
« Ainsi, i)ar le seul fait d'un double principe, le i( principe démocraticjue et lo principe sympathi(jue, u la France extérieure appuyée d'une main sur le (( droit des peuj)les , de Taulre sur le faisceau ina- « gressif mais im|)osant de (juatre armées d'observa- « tion, assiste à rcbranhMnciil du continent sansambi- (( tion comme sans faiblesse, prête à négocier ou à « cond)attre, à se contenir ou à grandir, selon s(ui « droit, selon son honneur, selon la sécurité de ses ' (( IVontières.
« Ses frontières? je me sers d'un mol (pii a jjerdu « une partie dr. sa signification sous la Hcpubliejuc,