‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 172 sur 216 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

(( lutionnelle d'une Pologne indépendante. Nous ne (c pouvons avoir de choc au Nord qu'en y défendant c( en auxiliaires dévoués, le droit et le salut des peu- « pies slaves et germaniques. L'empire d'Autriche ne « traite plus que de la rançon de l'Italie. La Prusse a renonce à grandir autrement que par la liberté. « L'Allemagne échappe tout entière au tiraillement de « ces puissances et constitue son alliance naturelle « avec nous. C'est la coalition prochaine des peuples « adossée par nécessité à la France, au lieu d'être « tournée contre nous comme elle l'était par la poli- « tique des cours. La Suisse se fortifie en se concen- « trant, l'Italie entière est debout et presque libre, un « cri de détresse y appellerait la France, non pour « conquérir mais pour protéger. La seule conquête « que nous voulions au delà du Rhin et des Alpes, « c'est l'amitié des populations affranchies.

a En un mot, nous étions trente -six millions « d'hommes isolés sur le continent; aucune pensée a européenne ne nous était permise, aucune action « collective ne nous était possible, notre système était « la compression, l'horizon était court, l'air manquait (( comme la dignité à notre politique : notre système « d'aujourd'hui, c'est le système d'une vérité démo- « cratique qui s'élargira aux [)roporti()ns (Tune foi (( sociale universelle: notre horizon c'est l'avenir des « peuples civilisés, notre air vital c'est le souille de la « liberté dans les poitrines libres de tout f univers. « Trois mois ne se sont pas écoulés, et si la démocratie

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« doit avoir la guer re de trente ans comme le proles- « tantisme, au lieu de marcher à la tête de trente-six « millions d'hommes, la France en comptant dans son « système d'alliés, la Suisse, l'Italie, et les peu[)les « émancipés de l'Allemagne, marchera à la télé de (( (juatre-vingt-huit millions de confédérés et d'amis. « Ouelle victoire aurait valu à la Républiciue une « pareille confédération conquise sans avoir coûté une u vie d'homme et cimentée par la conviction de notre « désintéressement! La France à la chute de la royauté (( s'est relevée de son abaissement connue un vaisseau (( chargé d'un poids étranger se relève aussitôt qu'on

« I en a soulage.

« Tel est, citoyens, le tableau exact de notre situa- (( lion extérieure actuelle. Le bonheur ou la gloire de « cette situation sont tout entiers à la llépublicjue. « Nous en acceptons seulement la responsabilité, et « nous nous féliciterons toujours d'avoir j)aru devant (( la rej)résenlation du pays en lui remcUant la paix, (( en lui assurant la grandeur, les mains [»leines d'al- « liances, et pures de sang humain. »

\)r longues salves d'apj)lau(liss(Mnents suivirent ce (liscouis. On demanda l'impression cl TcnNoi à tous les départemenls (*t aux puissances eliangèrcs.

L'Assemblée M>la qnr le gouvernement provisoire avait bien méiilé de la pairie.

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