‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 200 sur 216 · LIVRE 0UIN7.n:ME. ii.S · texte numérisé non relu

LIVRE 0UIN7.n:ME. ii.S

« s'il manquait au premier do ses devoirs, en n'exécu- (( tant pas une loi existante, justifiée plus que jamais « pendant un temps indéterminé par la raison d'État « et par le salut public;

(( Déclare : qu'il fera exécuter en ce ({iii concerne (( Louis Bonaparte la loi de 1832 jusqu'au jour où « l'Assemblée nationale en aura autrement décide. » (L'Assemblée entière se lève au cri de Vive la République! à l'exception de huit ou dix membres de la représentation.)

« Vous sentez, citoyens, reprend l'orateur, que Té- « motion bien légitime produite dans cette enceinte « par l'événement qui vient d'avoir lieu, m'oblige « d'interrompre et de supprimer la plus grande partie « de la discussion que je désirais ouvrir avec l'Asu semblée nationale. J'arrive tout de suite aux der- « nières considérations que cet événement suscite dans « ma pensée.

ce D'après la déclaration que vous venez d'entendre, « d'après le décret précédent, d'après ceux (jui iu ri- « veront avec autant de mesure et de modération (pie (( de fermeté pour faire rentrer toutes les factions, s'il « y en a, dans la limite de la légalité, de l'ordre repuce blicain , vous n'accuserez pas , je l'espère , le gou- « vernement intérimaire de faiblesse ou de négligence « de ses devoirs. Quel que soit le nom glorieux <lonl u se couvre une faction dans la Uépublicjue, nous >au- « rons déchirer le voile, pour ne voir derrièi'c le nom « (\\\o, la faction s'il on existe.

436 RKVOLUTION DH 18 48.

« La France a |)ris la République au sérieux, elle la « défendra contre tous.

« Oui, nous l'avons prise au sérieux, nous la défen- « drons de tous les périls (jiii {pourraient lui être susce cités, je le répèle, au nom niénie des souvenirs les (( |)lus glorieux et les plus légitimes. Nous ne laisscc( rons jamais la France s'avilir; elle ne s'avilira pas i( jusqu'à permettre, comme dans les temps mallieu- « reux du Bas-Empire, (ju'on achète la République « sous un nom quelconque des mains de quehjues « vociférateurs ! » (LWssemblée se lève de nouveau à ces paroles et ratifie par ses acclamations générales la résolution énergique du gouvernement.)

Ouelques jours après, les atlroupements pressant de nouNcau T Assemblée nationale, le gouvernement résolut de recevoir la bataille. Il réunit d(s forces et du (jinon anloui' d(^ l'Assemblée, convaincu (ju'il valait mieux résister de vive force à la caj)ricieuse injonclion du jxMipk^, que d(^ liMcr la Hcpublicpu^ au hasard (rnnc rachOii (nii paiaissail alors ^ouloir substituer nu nom au peuple hii-inèuuî : mais celle Ibis rAssemblé(^ céda. (> lui uii(> de ses rares faiblesses pendant ccMte longue v[ orageuse session de cpiinze mois. Le gouvernement, abandonne par T Assemblée dans ce déli énergicpie ipTil |)()itai( à deux factions à la fois, en geniil. La concession d(3 TAssembléf^ no

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