‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 29 sur 216 · LIVRE DIXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIEME

Fuite du roi. — Son arrivée <à Dreux. — Ses illusions. — Il apprend la proclamation de la République. — Séparation de la famille royale.

— Le roi se cache dans les environs d'Évreux. — Son embarcpiement pour l'Angleterre. — Évasion de la duchesse d'Orléans de la Chambre des députés. — Sa retraite au château de Ligny. — Son passage à Lille. — Son arrivée en Allemagne. — La duchesse de Montpensier chez madame de Lasteyrie. — Incidents de sa fuite.

— Sauvegarde de la fortune de la famille royale par le Gouvernement provisoire. — Départ du duc d'Aumale de l'Algérie. — Le congrès des travailleurs au Luxembourg. — Crise financière. — Charges du Trésor. — La Banque de France. — L'impôt des 45 centimes. — Projet de rachat des chemins de fer. — Insurrection des invalides.

— Enlèvement du général Petit. — Répression énergique de cet attentat. — Intrigue contre le général Subervie. — Ils est remplacé par M. Arago. — Les ateliers nationaux. — Leur danger et leur fatalité. — M. Carnot au ministère de l'instruction publique. — Envoi de commissaires dans les départements. — Circulaire imprudente du ministère de l'intérieur. — Caiissidière. — Entrevue de madame Sand et de Lamartine. — Les élections fixées au 23 avril.

Cependant le gouvernement n'avait encore aucun renseignement |)rccis sur le sort du roi , de la reine, de la famille royale. Les commissaires désignés par Lamartine pour aller [)rotéger leur fuite attendaient vainement l'ordre du départ. On a vu (jue le gouvernement désirait faciliter la sortie du loi , des princes

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cl (les ininislros, iiii li<'ii iTy iiicUn^ obstacle; il ifiiNjiit donc (Miiployé (jne des iiioycns oflicieux pour rire instruit do leurs diverses directions. C'était à l'insu du gouvernement, et par une mesure spontanée de la justice, (ju'un mandat signé du j)rocureur général ordonnait rarrcstalion des ininistics fugitifs et leur jugement. Le gouvernement l'.il (Hoiuié et afTIigé de cet acte: ce procès ccMitrariail tontes ses pensées; il pn'parail à la capitale des émotions pénibles; il dénaturait le earactènî de mansuétude et de magnanimité (\\\r les membres du gouvernement voulaient donner à la révolution. Lamartine ap|)ela le procureur général an niiiiislrrc {\r> alVaires étrangères pour lui exprimei" ces sentiments. Ils parurent être aussi les sentiments de ce magistrat , ipii n'ax ait l'ail (ju'obeir, dit-il , a un oi'dre supérieur. M. I^)rtalis promit à Lamartine (pi(^ le mandat seiait considéré comme une simple loinialite et (ju'on le laisserait éteindre dans Toubli.

Il en fui de même d'un décret du gouvernement (jui supjti iinail les litres. Cette question, délibérée le 27 fe\ri(M' a lllôlcl (\v \ ill(>, avait été écartée dédaigneuseinciil par le conseil. » X(^ conuncMicons pas la Hepubli(pie par un lidicnle », -jx-nt dit Lamaitin(^; u la nobl('»(^ est abolie, mais on n'abolit ni les souvenirs ni les vanités.

\.r<^ mcMubres du gouNcrncincnl Inrenl surpris de lire (jnt'l(|U(>s ioni> apirs un dccrcl ipii abolissait Tusai:!' dc> tili(>s. ll> s'en i'apj)ortaienl a la de>uehide. 1/iiiiioinl.iablr (piantite de> décrets (jui se pressaient

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