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National , la mise en accusation de Lamartine et sa tôte, et qui étaient hués et chassés de la tribune par les assistants, Tesprit des clubs avait été excellent et leur action généralement utile juscjue-là. La pression du bon sens public pesait sur les mauvais citoyens ; le sentiment de leur unanimité Ibrliliait les bons. Le maire de Paris avait mis provisoirement à leur disposition, pour faciliter ces réunions, plusieurs monuments publics et des salles d'asile ou de spectacle. Le plus grand nombre des clubs étaient ainsi en harmonie avec le gouvernement lui-môme et propageaient ses idées d'ordre, de patriotisme, d'examen et de conciliation dans la multitude. Un fait vint leur donner une physionomie nouvelle et plus caractérisée.
Le gouvernement avait ouvert les cachots où languissaient depuis plusieurs années les précurseurs de la République convaincus de complots ou d'attentats contre la monarchie. Deux de ces premiers combattants de la cause démocratique venaient de sortir de prison : c'étaient Blamjui et Barbes. Lamartine ne connaissait pas HlaiHjui. Voici conmient il connut Harbès :
Rarbès avait été condamné à mort par la Cour des pairs sous le dernier gouvernement. A quatre heures du matin du jour où le condanmé devait être exécuté, une jeune femme se présente à la porto de Lamartine et demande à le voir. Lainartinc^ se lève et va la nnxvoir. La jeune femme en larmes se précipite à ses genoux, lui (lit (ju'elle est la sœur de Barl)ès, et le conjure de sauver son frère. Lamartine n'avait aucun