‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 91 sur 216 · II · texte numérisé non relu

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17S HKVOLUTION DE 18i8.

talions (|iiG Lamaitinc harangua jus(ju'à la nuit dans la grande salle de rilotel de Aille, se réj)an(lirent comme la nouvelle d'un coup d'État rassurant, de ([uartier en quartier, avec la rapidité de la pensée même. Elles rendirent courage aux citoyens alarmés ; elles annoncèrent au parti de violence que le gouvernement ne serait pas son com[)lice, et qu'ils auraient le lendemain à combattre ou à se désavouer.

Lamartine employa une partie de la nuit à rédiger de sa pro[)re main une proclamation du gouvernement (jui contenait les vrais [)rincipes de la Répuhiicjue, libre, représentative, modérée, nationale, proclamalion (pii était, dans les pensées et dans les termes, le désaveu et le démenti le plus textuel de la circulaire (In ministère de l'intérieur. Prêta tout, même aux dernières extrémités, portant des armes sur lui pour se défendre contre l'émeute , il se lendit seul à pied et à l'heure indicpiée à l'Holcl de Ville.

Tous les membres du gouvernement y elaienl dijà réunis. Il fut étonné en arrivant sur la place de Grève delà trouver couverte de vingt ou trente mille hommes, des compagnies d'élite de la garde nationale. Il fut reconnu et salué d'acclamations énergi(|ues. Ces cris de vive Lamartine l'accompagnèrent juscpie dans les salles, et se renouvelèrent a\ (h- une frénésie croissante toutes les fois (ju'on ra|)ervut ou (pi'on ci ni rapercevoiraux fenêtres des ap|)arlemenls de icception.

Il (l(Mnanda le motif de cette réunion spontanée «Tune si grande masse de ganles nationaux. Il apprit

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