DEUXIEME PARTIE
tère de rintérieur que l’indécision ; la plupart ! du temps les demandes des commissaires demeuraient sans réponse (1); souvent le télégraphe apportait dans l’espace de quelques heures des ordres et des contre-ordres, des révocations et des réintégrations qui jetaient le plus grand trouble dans les affaires. Entre I les deux partis que le gouvernement provisoire ' avait à prendre, administrer doucement, prudemment, sans secousse, ou gouverner avec une énergie toute révolutionnaire, il ne sut se ' tenir fermement ni à l’un ni à l’autre, et l’on vit pendant deux mois entiers, dans le pays le plus centralisé du monde, l’étonnant spectacle d’une multitude de tiraillements partiels et de rébellions locales; l’opinion tantôt refoulée, tantôt emportée sous la main d’hommes divisés entre eux; la nation entière agitée vainement d’un mouvement confus, contraire à ses | instincts, et qu’elle ne parvenait pas à s’expliquer à elle-même.