GARDE NATIONALE DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE
« Paris, le 18 février 1818.
« Monsieur le rédacteur,
« Vous avez supposé que les lettres de service préparées « dans la 10® légion, conformément aux précédents qui y « étaient établis, l’avaient été par suite des instructions don- « nées par l’état-major général. .J’affirme, au contraire, « qu’aucun ordre semblable n’a été envoyé aux chefs de lé- « gion. Le colonel de la 10® a été seulement prévenu qu’en « cas de troubles, le premier ordre qu’il recevrait serait de « réunir le plus promptement possible, au chef-lieu de l’ar- « rondissement, un piquet de réserve de cent gardes natio- « naux. Il a cru devoir, dans un esprit de justice, faire peser « ce service dans toutes les compagnies de la 10® légion, si « cette prise d’armes a lieu. Les gardes nationaux qui sont « commandés seront ceitainement fort surpris de se trouver « classés, par le National, comme des hommes dépendants et « d’une obéissance obligée.
« De semblables choix fausseraient gravement en eff’et « l’institution de h. garde nationale. Ils ne seraient assuré-
(c chef d’efat-major.
O Recevez, etc.
( Le maréchal de camp, chef de l'état-major général,
« Carbonel. »