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DE LA RÉVOLOTTON DE 1848. t
nationale; oe n'est pas seulement le présent, c*est Tarenir delà FVance et de la république que votre héroïque conduite Ta assurer. Rien ne se fonde, rien ne s'établit sans douleurs et sans sacrifices... La force, unie à la raison, à la sagesse, au bon sens, à l'atoiottr de la patrie, triomphera des ennemis de la république... )>.
— a C est une lutte terrible, une cruelle guerre que celle que vous faites aujourd'hui, annbnce-t-il aux soldats. Rassurezvous, vous n'êtes point agresseurs : cette fois, du moins, vous n aurez pas été les tristes instruments de despotisme et de trahison. Soyez fldèîes aux lois de Thonneur et de l'humanité; soyez fidèles k la république. Peut-être aujourd'hui il nous sera donné de mourir pour elle. Que ce soit à l'instant même si nous devons survivre à la république ! »
Pourquoi l'homme qui s'annonçait ainsi n'était-il pas au delà des Alpes ou du Rhin , en face des véritables ennemis de la liberté, en face des oppresseurs du peuple ! quelles grandes destinées lui eussent été réservées I H sait bien, lui, que les hommes qu'il est appelé & combattre ne sont pas les ennemis de la république, qu'ils ne sont pas des pillards, des incendiaires I aussi ue les traile-t-il qu'en citoyens trompés par leurs ressentiments :
a Citoyens, leur dît-il , vous croyez vous battre dans l'intérêt des ouvriers, c'est contre eux que vous combattez; c'est sûr eut seuls que retombera tant de sang versé I Si une pareille lutte pouvait se prolonger, il faudrait désespérer de Ta venir de la république, dont vou$ voulez toui auurer ù triomphe irréDOeahle.
« Au nom de la patrie ensanglantée, « An nom de la république que vous allez perdre, < Au nom du travail que vous demandez et qu'on ne vous a jamais refusé, trompei les eapéranoea de vos ennemis oommUM, mettet bas vos armes fiMtrieides , et oomptes que lé goa-
f HISTOIRE
ipianiement, s* il n'ignore pas que dans vos rangs il y a des instigateurs criminels, sait aussi qu'il s y trouve des frères qui ne sont qu'égarés , ettju'il rappelle dans les bras de la patrie.
Parie, SI juin 1848.
« Général Gavaignac. »
C était là le langage que les représentants du côté gauche auraient voulu qu'on tint aux insurgés la veille; c'était là la pensée que Considérant et ses amis avaient vainement voulu que l'assemblée manifestât au premier moment; mais les réactionnaires, les impitoyables ne voulurent pas qu'on portât des paroles de conciliation et de paix aux ouvriers , qui , à leurs yeux, n'étaient que des anarchistes, des communistes, des pillards , des incendiaires , des assassins (^] I Us avaient trop peur, les ennemis de la commission executive, que le gouvernement issu de l'assemblée nationale survécût à la crise.
Le général dictateur, l'homme du sabre, venait de donner une leçon à l'homme de la tribune. Cette leçon fut comprise ; car , dans la soirée , ce même président , Sénard , adressa aux ouvriers, au nom de l'assemblée, une proclamation dans le sens de celle du général dictateur. Hais le mal était fait alors , et rien ne pouvait plus éteindre cet incendie sur lequel les réactionnaires avaient, plusieurs jours durant , répandu l'huile à pleines mains.
Toutefois l'historien des fatales journées de juin doit enregistrer cette seconde proclamation du président de l'assemblée nationale comme une sorte de rétractation de tout ce qui avait été dit à la tribune par les réactionnaires au sujet d'une insur-
(1) Les TÎngt mille forçats libérés dont parlèrent si longtemps les feuilles de la réaction n'avaient point encore été aperçus ce jour-là parmi les insurgés ; la calomnie ne faisait que préluder : on n'avait encore découvert qu'un seul enfant insurgé porteur de di» wùUe frana en or; dix milU franci^ ni plus ni m(Hua. (Yoyea le MonUmr du 25 janvier, au nom du représentant Girard,)
rection provoquée par toutes les mesures iniques sorties de leurs commissions.
a Ouvriers, on vous trompe, on vous égare, disait-on aux insurgés vers la fin de la seconde de ces malheureuses journées. Regardez quels senties fauteurs de Témeutel Hier, ils promenaient le drapeau des prétendants; aujourd'hui, ils exploitent la question des ateliers nationaux , ils dénaturent les actes et la pensée de Fassemhlée nationale.
€ Jamais , quelque cruelle que soit la crise sociale , jamais personne dans l'assemhlée n a pensé que cette crise dût se résoudre par le fer ou par la faim.
« Il ne s'agit ni de vous enlever à vos familles , ni de vous priver des faibles ressources que vous trouviez dans une situation que vous étiez les premiers à déplorer.
a II ne s agit pas d'empirer votre sort, mais de le rendre meilleur , dans le présent , par des travaux dignes de vous ; meilleur, dans l'avenir, par des institutions vraiment démocratiques et fraternelles (^).
a Le pain est suffisant pour tous , il est assuré pour tous, et la constitution garantira à jamais l'existence de tous.
« Déposez donc vos armes; ne donnez pas à notre chère France , à l'Europe jalouse et attentive le triste spectacle de ces luttes fratricides. C'est la honte, c'est le désespoir, ce pourrait être la perte de la république.
4( Le temps .est toujours long pour les souffrances qui attendent, mais il est court quand il s'agit de fonder de grandes choses sur un terrain nouveau.
« Encore une fois , pli» de diseussiom , plus de haine dam le C€Purl Défiez- vous de ceux qui exploitent ce qu'il y a do plus respectable parmi les hommes : la souffrance et le malheur.
(*) Le ii juÎD, le président Sénard était presque devenu socialiste : il ne parlait que d'institotiona démocratiques et fraternelles ; le mot seul y manquait.
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DE LA RrifOlimON DE 1848. Il
rèter eette gvêrre cl?ile , cette lutte fratricide qui déiele tmii les Trais républicains : yens ne le venlAtes pas « afin d'aMouvir vos rancunes et vos haines ; qne tos consciences tous scaMt légères!
Écoutez les rapports individuels que vous feront blentèt iris représentants envoyés en mission auprès de la garde nattoèals et de Tannée ; ils vous diront combien dé sang français ils ettt vu répandre de chaque cété des barricades.
En effet, en retournant vers ces champs de bataille qui ont déjà été le théAtre de tant de luttes sanglantes, nous retrouvons , presque partout, ies choses au point où elles étaient fat veille, au commencement de la guerre civile. La pluie torrentielle tombée dans la précédente soirée, la lassitude de la troupe, restée dix heures sur pied. Font forcée à prendre quelques instants de repos autour des divers quartiers généraux , et la plupart des barricades prises la veille , sont de nouveau au pouvoir des insui^s, qui les ont relevées et renforcées. Des communications intérieures ont été ouvertes dans les mi^ sons sur lesquelles s'appuient les principales barricades | des crénelures y ont été pratiquées , et tout semble annoncer que le soleil du 24 juin va éclairer une guerre d'extermination. Les insurgés se montrent nombreux au haut de la rue Roohéchouart, du frubourg Poissonnière et du faubourg Saint-Denis. Le faubourg du Temple, à partir de l'Entrepôt et du canal est en leur pouvoir , ainsi que tous les quartiers situés à droite et à gauche du boulevart en se dirigeant du cété de la Bastille. Le faubourg Saint-Antoine jusqu'à la barrière du Trdne edt aussi k eux. Dans le centre de la ville, au haut de la rue Saint- Martin, à réglise Saint-Méry et jusque dans la rue Rambuteau, de nombreuses barricades sont debout. La rue Saint-Antoine, jusqu'à l'église Saint-Gervais en est couverte ; les derrières de rHAtel-de-Ville se trouvent menacés.
Sur * ^ gauche , les insurgés sont de nouveau les mattres
If ^ HISTOIRE
de la me Saint-Jacques et de toutes les rues transversales conduisant à la place Haubert. Ils se sont fortement retrandiés au Panthéon et sur les derrières, jusqu'à la barrière de Fontainebleau et au chemin de fer d'Orléans. Les barricades du Petite Pont et de F Hôtel-Dieu les protègent contre les forces militaires qui pourraient venir de l'Hôtel-de-Ville. Enfin dans la Cité, d'où on les avait chassés la veille , ils occupent encore plusieurs positions importantes dans les maisons situées aux angles des voies de communication.
Tout le douzième arrondissement semble n'attendre qu'un moment de succès pour se joindre à eux. Il en est de même des quartiers Saint-Antoine et du Marais. L'aspect de tous les arrondissements occupés par l'insurrection présente une animation extraordinaire; tout le monde , vieillards, femmes, enfants , est descendu sur la place publique ; de gré ou de force, chacun concourt h l'érection , au perfectionnement des barri- .eades. Mais tous n'ont pas encore pris le fusil; les trois quarts des curieux, des spectateurs attendent, comme dans toutes les grandes circonstances , que la fortune se prononce. Si seulement l'Hôtel-de-Ville fût tombé, ce jour-là, au pouvoir de l'insurrection , ses forces se seraient quadruplées à l'instant même ; car ce ne sont pas les fusils qui manquent dans les faubourgs ; ce ne sont pas les hommes intrépides qui font défaut; ce sont les chefs capables; c'est une bonne et utile direction imprimée aux forces populaires qui ne se trouve nulle part derrière les barricades : aussi ces forces éparpillées ne peuvent manquer d'être réduites, en détail, malgré la bravoure personnelle de tous ceux qui ont tiré l'épée contre l'assemblée nationale.
L'aspect de l'autre partie de la ville soumise à l'état de isiége est tout différent. Les rues sont désertes et silencieuses , excepté celles occupées par les divers camps que forment les troupes et les gardes nationaux. Les boulevarts, jusqu'au faubourg du
iiE LA RÉVOLUTION DE 1848. 13
Temple » sont couverts de régiments de cavalerie et d'une artillerie formidable.
De nombreux gardes nationaux occupent les places » carrefours et angles des rues, afin d'empêcher, comme la veille, toute communication , tout rassemblement , même inoffensif • Enfin , partant de ce principe , que tout citoyen appartient à la garde nationale , le général en chef déclare , par un ordre du jour, que celui qui séjourne sur la voie publique, hors des rangs de cette garde , manque à son devoir , en présence des dangers de la patrie. Il invite tous les citoyens à se réunir aux hommes dévoués qui combattent sous ses ordres.
Ajoutons que toutes les voies de communications extérieures restées libres ne cessent de verser dans la ville de longues files de soldats et de gardes nationaux venant de toutes les banlieues, de toutes les villes à portée des chemins de fer. Neuf cents honmies de la garde nationale de Rouen, cinq cents d'Amiens, etc., etc., sont déjà à la disposition du général en chef, qui leur assigne aussitôt leur poste dans la grande bataille.
Nous dirons plus loin combien fut inconsidérée la mesure qui apprit le chemii) de la capitale aux gardes nationaux des départements : un jour, peut-être, on aura à déplorer cet appel aux formes fédératives. Aujourd'hui, nous nous bornerons à constater Tamalgame palpable qui fut alors remarqué au milieu des forces départementales accourues au secours de l'assemblée nationale et de la république selon les vues des modérés. La plupart des villes, telles que Rouen et Amiens, n'envoyèrent que des réactionnaires avoués, des aristocrates, ayant déjà lutté, dans leurs localités, contre les autorités républicaines et contre la démocratie; ceux-là seuls se présentèrent, parce qu'ils savaient très-bien ce qu'ils allaient &ire à Paris. Us y entrèrent aux cris de : Vive l* Assemblée nationale I La plupart des petites localités, partout où l'aristocratie ne dominait pas, acheminèrent, au contraire, les hommes toujours prêts à se dévouer à la
14 «WTOttE
MUM éê U MhÊHé f Mttti-là eroyiimt rmir itufer la rifMi^
i|iiii liifM Hltnt\mm dim factions royalistea : leur m Ait toojom Aitfii lia I Viiiê la HéjmbHquel
\ AIonI I011 inutirgéN, dont la drapaau était dès lors ineonteeta» lilHinafit iialiii du la répiihliqua démocratique, allaient avoir mmlt*H fiiiv non-nmilemont Tannée, qui obéit toujours au pouynir, iion-st«iit(^mtint les réactionnaires, contre qui V insu rreoi- (liMi étnil dlrlKée, mais encore leurs amis politiques des dér parteinmitHi leum pinipres coreligionnaires, démocrates sin- \^f%^ê (H>mine oux, comlmllant aussi pour la république (^).
tt^ furtH^M cH^mblutW dont In général en chef disposa dès le iHHH>nd jour i\iiN>nl «ionf immenses. Sans pouvoir les énumérer |HMili\*«^m^ni« nouH pourrons en donner une idée assez précise m rappt^lanl M que le plus fiiible des corps agissants, oelai ^ne hi^ i^^néral IViivlvior nHini:!c<ail» sous sa main, k THàtel-de- VilKs ^ ^H\iU)HViail de ^mtwtt hntmlhmt^ reconnus insuffisants |^\ur prendn^ ti^^n^^v sur et' (vt^int^ le plus compromis dans la wiatiii^e^ et 1^ fMunmHHlmjr pièce» de canon ftirent em-
An HMNUM^t \^4l Ta^KM^Mei!^ \\>ta Tétai de siiffe. la dictmUare M tf«\%À \W refreenenlant» :Mir K^ lii^ux de la hslK il y a^mit lea^tf^iy» ^^ la \Mii<Mi«ia^l^ et la Aiisillade leteatbsaieBt dans iNt ^ywaitWtJ tM^^ifè^ par rin^MvtwlMi.
1^ t^iliK 4'>^è W in^iiiT^ atmient èle flM»il^ la irnllek fcl 1^ ^erâl^K^ la^Kx f^ar <le^ (C\mi|I(j^ ^ fbÀb tirfe ^ <f\^a!^ pathe ^ tMavK >jikjr <A^i^ |[a«\)^ wMMKami v^vny^i M^m^ mpe
>%s»v»M%;^^ ^* |kHM%K«^ x«%*«hW ^>^^ ^ >^iia>i»<i» fta»>^ hwkhii
DE LA RÉVOLUTION DE 1848. fj».
rioàde ^etée àv milieo de la rue de ce iM>in, jbMï» «band^Manée en œ momeBl'là^ Mais le9 graode» baiticades du Peût-PonV et du poDt Saint-'Mieliel avaient été relerées dan» la nuit plus hgr midables que la Tmllei et ce^ méioea garde» natbaattZf arrivés , à l'eitrémîté de la Gilé, furent forcé» de se retirer devant, le mons^eui refrancliemeBt qui barrait Feutrée de la rue Saint- Jacqdea, rue bériaaée d*ebdtacles« Une compagnie de la ligne étant arrivée avee de l'artillerie, le feo recommença en attendant que lea canena fussent mis en batterie^ Les insurgés ripostaient vigoureuMment y non-seulement de derrière la grande barricade* maie esieore des maisons aur lesquelles elle s'appuyait et qui dominent le Petit-Pont i entre autres des Ca^ nétres du magasin de nouveautés des Deua^PierroUf qui fut criblé de boulets et de balles. A chaque HMHnentf on emmenait des blessés. La retraite de riofanterie fut encore décidée, et le. canon seul tira eontre la barricade. Au premier coup, un brait de vitres brisées annonce qu'il ne re^e plusaut fenêtres que les cbèssis* Six votées de deus coups cbacune ont fait de grands ri^ vages à la barricade # sur laquelle se )et4ent ensuite les fantassins. Elle était évacuée, ainsi que les mais<ms d'eà les insurgés
« Cependantf perte bi relation candide d' u» garde national présent A ce eombati pour pett qu'ua rideau^ soulevé par le ve»t^ remu&t derrière une vitre brisée^ pour peu qu un volet s' entr' ouvrit au vent du matin, vingt balles partaient è la fois dans cette direetieni et la poussière, soulevée par elles^ ressens blant à la famée qui suit un eoup de fusiK Terrieur de nos oonbuttants Banrieaa se perpétuait d' une manière iM^arre : en tirait toujours.
« le voM laîsao à pMsw la profeflde terreur des persenoes qiA rajiAntst ànriner, ânm lew domictte déswié p#f Je? ÎTfsifr* gés» des poignées de balles ricochant dans tous Tes sens? Vit des n&tiea^ qui » touillé deua ou trois de ces maisonSf j a trouvé
de pauvres familles» couchées à plat ventre sous les lits et les meubles, presque folles de terreur, et qui se croyaient au moment d'être massacrées. Dans une de ces maisons, on a compté
jusqu'à sept cadavres d'insurgés [^) De temps à autre, des
maisons fouillées à droite et à gauche, on arrachait quelques insurgés, ajoute un peu plus loin ce même narrateur, témoin oculaire. Il faut le dire, au milieu des menaces et des cris de mort qui retentissaient à leurs oreilles, ces hommes montraient une fermeté, un courage silencieux, qui désarmaient toutes nos légitimes colères. Pas un d'eux n'a été immolé, bien qu ils eussent les mains chaudes encore du combat impie qu'ils venaient de nous livrer. De part et d'autre, on retrouvait encore le caractère de l'honneur français. J'évalue le nombre des prisonniers que nous avons dirigés sur la Préfecture de police, à quinze ou vingt (•). 1^
Ce n'était pas tout que d'avoir chassé les insurgés de la barricade du Petit-Pont, il &llait pénétrer dans la rue Saint- Jacques , littéralement couverte de barricades. Heureusement les insurgés les avaient aussi évacuées jusqu'à la rue des Noyers, et la garde mobile, mêlée avec la ligne, n'eut aucune peine à fmrtimtf h la rue Saint-Séverin, où l'insurrection s'était forteiiieiit ^blfi9, cimmuniquant ainsi, à travers plusieurs barrié'Â$4hi$f $fw la ruéi de l>a Harpe et le pont Saint-Midiel. Une barr'iAmtUi mirffifutmimt forte, élevée près l'église Saint-Séverin^ n^nUM Umi^UmiiPH la wUmuf) ; plusieurs attaques restèrent in- U ^4iuA^MMf^ é^l k dix Umirm nette barricade tenait encore.
Ai^rn #rriva Mr w [hAuI un bataillon de la banlieue eiH ^ou: p4^r r^vé^ wu% qui, depuis vingt-quatre heures, étaient
Vj ^ÀHuhtm 4« 4ÙU^fiÊUë imîéUm u'oai-Ht pt« M tués ainsi dans leors deutmâk^ «( 4AMim4àr4m AOMtMiW *:^imk§m éuiiit &m iiiturgéf, ptr cela seul qu'ils por>
i^ fji Ui//M4i4U; 4^|r4M>i éi^ «uiev^ svaiii Tsisaut, il ue Tut fait, au Pélii-PbBtt d'aiMasi firiKiiiiyags ^^ %wi%^m hmmtê en bkmsai trcwivét dans 1er ' —
DE LA RÉVOLUTION DE 1848. il
SOUS les Armes eiqui se battaient depuis la pointe du jour, sans avoir gagné d'autre terrain que les quelques cents pas qui séparent le quai de la rue Saint-Séverin.
Non loin du Petit-Pont, sur la place Saint-Michel, les insurgés avaient encore relevé la barricade prise la veille. On a assuré que, le 24, cette même barricade était défendue par une compagnie de la 12* légion. Un peu plus haut, dans la rue des Mathurins-SaintJacques, les insurgés avaient aussi profité de la nuit du 23 pour élever une grande barricade en forme de T, obstruant à la fois la rue des Mathurins et la rue des Maçons- Sorbonne. Il fallait donc prendre la barricade du pont Saint- Michel et celle de la rue des Mathurins, si on voulait réunir les deux détachements, pour se porter sur le Panthéon ou à la place Maubert.
Les troupes commencèrent par la rue des Mathurins, afin de pouvoir prendre à revers la barricade Saint-Michel. Dès le matin, deux compagnies de la mobile se présentent devant la barricade ; mais ils sont reçus par une décharge qui fait tomber plusieurs des leurs. Irrités par ces pertes, ces jeunes gens gravissent le monceau de pavés à la baïonnette, et sans laisser aux défenseurs du retranchement le temps de recommencer lefeo, les en chassent. Ceux-ci se réfugient à la hâte dans un hôtel, après avoir laissé une dizaine de morts ou blessés sur la barri« cade, et cherchent à fuir par les toits. Alors commence cette chasse aux hommes qui signala presque toutes les prises de barricades ; plusieurs insurgés sont frappés sur les toits et roulent jusque dans la rue. Trois d'entre eux sont massacrés aprèw avoir opposé une résistance désespérée.
Ainsi, k deux pas de là, les prisonniers sont épargnés quoiqu'ils aient encore les mains chaudes du combat, et ici ils sont massacrés par ces jeunes gens sortis presque tous des rangs du peuple. D'où vient cette différence? Ou plutôt d'où vient ce droit barbare que s'arrogent des soldats, des citoyens français ion ui« 3
qn, €S Fi
lieto^ee qn porte psUkaûi! Ce parti ronlieiie, ao» làtke ffmiaofiÈùfwhêe, tAfmskweofSTleêéébàe&qmB Icpcfie laiaidieâiBvi^ de Cm»! Se doît'îl p« êprosrer ■» bonhrar mgtptuMeMe friie ainsi éfporfer eitfre eax caem qn ks est liBt de fi»ê Terts de la pli» nfflAe amniâtie, ceux qui ont aboli b peine de ■Mit en matière polkiqœ! LmukxnOie tH sauf mAr«illo, diaail un hoaune cpii b ecmiiaissait bien 3iapolâNi i Ste-Béine). Moas ajouleroiia, noos : elle est la anénie dans tons les papdn aarade, Badetzky, eo Italie, Haynaa, ^i Hongrie, n'onl-9s pas an dedigneaémolea en Proase, en Saxe, eoBaTière, et i Bade?
Arrétons-nons : il fiiodrait des Tolonies poor retracer tant de crimes canlre 1* humanité. Bomons-nons k raconter cette Intte sauvage qne raristoeratie a raseitée dans la capitale de la France, considérée josqn alors comme le foyer des lumières et la métropole de la ci?ilisation.
Tandis que la garde mobile s'emparait de la barricade des Mathurins et que l'intérieur de l'hôtel de Cluny retentissait des fusillades auxquelles se livraient les vainqueurs , une autre colonne partie de l' Hôtel-de-Ville attaquait, sur le quai aux Fleurs « la maison dite de la Belle-Jardinière où de nombreux insurgés s'étaient retranchés. Le canon, placé sur le pont Notre-Dame, tonna longtemps contre cette espèce de forteresse : les balles avaient criblé les murs, quand enfin la troupe a'on empant à la baïonnette, tua ou mit en fuite tous ceux qui
DE LA RifOLfrftÔH DE 1848. 1»
^y éVaiéttf retMfittAtSd;ét résttf éittsi tEOiffmfdàvf quai anvï Hmvs;
Hais il fàRiotit aussi ^étuMit sur 1er pont Stamt-Miehel' ; et Ut se trouvait, cdmme Tai yeilfe , tme gtVKde bayrfieadid' eont)?e bqtlelTe où Ait fcirfe jcmcif* le eanon ; car ce jbtti^Mf le oancm et les'ôfttis forent amenés' pffrtônt. Leir insurgés avâienf, dit-^e», parmi eut plVisieurs gsfSes nationaux du douriènve arrondisse* ment en uniforme; ils se défenditeûf qttelq^e temps; puis, désespérant de résister aux forces qm les attaquent et surVoUC^ à TartiHerie, ils quittent la barricade et s'épaï^illent : tes uns* vont combattre au Panthéon, les autres ^enfbient du côté delà' plkce Maubert; la fameuse barricade reste au pouvoir de la^ troupe, qui en avait arrosé les abords de bien dusang. Toutes les autres barricadiss du bas de la rue de la Harpe et de la ruter Sliint-Jacques ne présentent plus aucune résistance ; et v€ts^ midi, on n'entend plus que la fusillade lointhine dto Panliiéair ef dl» la' pltice Maubert.
Dlina fe pensée d* attaquer ce même jour le Panthéon , qu0 f0tif considérait comme le quarticnr général de rinsurreettoil' é» hk rive gauche, le général Damesme, installée comme nouai Façons dit, & la place de la Sorftonne, voulut; dès le matfarde keme heure^ dégager le^ alentours. En conséquence^, pendaw qfÊë te générri Bedeau^ agissait du o6té des quais, Bttme8mefai<^ Mîf ouvrir te feu contre les barricades élevée» dans la me des* CMsi dans la rue des Mathurins du côté de la rue Saint4atH qneê\ mrkt place Cambrai, dans la rue dés Noyers^ etd. Tout (m qttartîer était hérissé de retranchementâr, mais la plhpartnefti^ MUt^fue peu ou point défendus, lès insurgés n'étant pas^ici eU' uMldlitersttGSsant pour garder tout^ ees^ bamcades: Quelques- 1InéS^sMdement résistèrent atee tlmacité', mais toutes tombél'Mif devant les fbrcessupérieuresr qu'on lançait successivement contre chacune d'elles. Cest ailoÉi que restèrent ^au pouvoir de l^^tcoupe et de la garde nationale les barricades de la rue des Grès» de Unie du Foin, de la pUoeGazobrai^.àrangle de U
n IISTOME
rm^é»thfM^ Ht. ; mm porfoirt legwBwllwlii
4mf^mPm^ el U» têé^rtim dei wldifi étaieit sêlés & eond»
laiMflgOf Amki me proportion cflrqfanle pow h twwye,
Sur là pboe du Fcnfliéon, on balailliMi de k mobile ooottpeut le» feikNrei de rÉeole de droit* n aniteessé de tiniller depiifti le jour «ree les insurgés rrtrandbés an Ptothéon. Les mot^Ues ayant em on moment que ks hommes raifiennés dans eet immeoife monument quittaient la partie, s'étaient hasardés i mrtir ; mais ils ne tardèrent pas i être r^oossés avec de grandes pertes^ les insurgés* renforcés d*nne foule de gardes natiooanx du douzième arrondissement, s' étant aussitôt ébneés i leur poursuite* Le commandant de la mobile fut blessé» il un détachimient de la garde républicaine composé d'une soiiantaine d'hommes fit sur cette place des pertes qui le réduir sirent A moins de la moitié.
Ainsi la première attaque contre le Panthéon était devenoe défilorable pour les assaillants. C'est afin de réparer ce désastre que le général Damesme se dispose à attaquer avec les forces les plus imposantes. De part et d* autre on attachait une grand prix k la conservation ou à la prise du Panthéon ; ear s'il fàt resté au pouvoir des insurgés, nul doute que tous les hommes en état de porter les armes que le faubourg Siaint- Marceau renfermait ne se fussent joints aux ouvriers ; et déjà on voyait on grand nombre, parmi ces derniers, des uniformes de la ganle nationale et des officiers de tous grades. Ce fut pour prévoiiir cette défection générale du faubourg SaintrMarceau, qu'aussitôt après avoir été investi de la dictature, le général Cavaignao avait officiellement chargé les représentants Yaulabello , Froussard et de Ludre d'aller prendre possession de la mairie du deuxième arrondissement, qui, disaiton, faisait oausa comnmne avec les insurgés (0-
(•) La msifs da oet arrondiiitoment, le citoyen Pinel-Grandchâmp, fut arrêté Si )uf4 |iar un seiiMil de guerre, oommo oomplfoe des insurgée.
En même temps, six autres membres de l'assemblée nationale» les citoyens Turck, Desabes, Valette et Forel, ayant à leur tête le représentant Boulay (de la Meurthe), se dirigeaient vers le quartier général de la place SorJbonne. Fendant les groupes partout où la foule stationnait encore, se mêlant aux discussions irritantes afin de calmer les esprits exaspérés, o&s délégués de l'assemblée nationale étaient arrivés sur la place Saint-Michel, en passant par la Croix-Rouge et TOdéon. Là les nouvelles qu'on y apportait du Panthéoi^ les engagèrent k aller joindre le général Damesme , occupé à réunir l'infanterie et r artillerie nécessaires pour en chasser les insurgés. Les représentants le rencontrèrent dans la rue de la Harpe, conduisant un nouveau bataillon, qui se réunit aussitôt à la garde mobile de la place Saint-Michel, à un bataillon de la banlieue, aux troupes de la ligne et à l'artillerie destinée à agir contre la citadelle renfermant douze à quinze cents insurgés. Les pièces d'artillerie furent établies dans la nouvelle rue Soufflet, en face du Panthéon, contre les portes duquel elles commencèrent un feu très-nourri.
« C'était un grand et imposant spectacle, dit une narration des journées de juin, que ces longs sillons de feux croisés par^ tant de cent directions difiérentes avec un épouvantable fracas» colorant les hommes et les chevaux, les maisons, le Panthéon tout entier de sa base à sa coupole, d' une teinte rouge écarlate ; c'était un spectacle navrant que ces morts étendus sur le pavé arrosé de leur sang, que ces blessés tombant sans plainte et sans cris. C'était un touchant spectacle que ces représentants immobiles autour des canons, qu'ils ne quittaient pas un instant, offrant leurs poitrines à découvert aux balles, et l'intré- ]^de Damesme, attentif k toutes les péripéties de cette longue et twrible lutte, suivant avec anxiété les effets successifs de ses boulets dans les portes du Panthéon, et couvant d'un regard fixe le momoi^t aupréme de leur ch^te, pour lancer ses braves
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dans ce temple problématique devenu une citadelle ardente! »
Plus d'une heure s écoula avant que les gfos projectileiB , les obus eussent brisé les portes du temple : ee fut un siècled' anxiété pour les acteurs de ce drame, témoins de Y intrépidité des tro4» pes et de ces soldats improvisés aimant mieux mourir tout à coup d'une balle que mourir lentement enr et leurs familles d'inanition ! La réoccupation de l'École de droit par les mobiles, qui s'étaient glissés par la rue Saint-Etienne, fit fiiire uéi grand pas à l'attaque , car dès lors leurs feux dominaient la place. Le canon ayant fait brèche aux portes, Damei^me fit ce»ser le feu. Mais ne voulant pas exposer ses hommes par une marche en colonne , il les fait filer le loi^ des maisons , tes abritant autant que possible derrière tous les an^s. Cest ainsi que ses colonnes débouchent sur la place. Maifr là , un feu roulant des insurgés accable les soldats au moment où ils débouchent : un régiment d'infanterie l^re qui marchait résolument sur la chaussée, suivant te général, hésite et court s'abriter derrière les inégalités que la rue nouvelle ofiRre & droite et à gauche. Un nouveau temps d'arrêt est nécessaire. D^ ailleurs, quoique les portes du Panthéon soient enfoncées, la grille qui couvre la façade est à peu près intacte, et sa hau«> teur de six pieds offre encore un obstacle. Le général se décide aussitôt k faire attaquer la grille. Heuren sèment les insurgés ne tiraient plus de l'intérieur : mais une décharge effroyable partie d'un grand bAtiment en construction ft Fextré* mité de h rue d'Uhn, vient attester aux assaillants que les assiégés fuient, comme^les Parthes, en lançant la mort sur leurs ennemie. Les jeunes gens qui escaladaient les grilles sont foBsés dé se jeter à plat ventre. Cnfin les grille» sont frau^chiea, et les charpentes qui servaient à baffric^der les potles sont renversées après de grands efforts. La troupe fait irrup» tion dans le Panthéon. On s^ attendait à ttfie itouveHe lutte
à^m l^ monnxnBot même : mais les insturgés, recQftntisaant rimposeibililé de résister k tent de £(»ioes réunies conire eiiXt }>¥aiint éuc»é complétemdot(^)»
ÎM priie du Paatbéop était un événement trop important pour qu'on ne se hitàt pas de l'annoncer k l'assemblée et i toute la ville; le représentant Boolay, qui était entré l'un des premiers dans ce ten^^» s'empressa 4 envoyer des messagers successifs ( Us furent accueillis par les applaudissements de tous ceux qui déploraient sincèrement la guerre civile.
Cependant les insurgés des quartiers Saint-Jacques et Mou& fêtard ne se montèrent point démoralisés. Us n'avaient pas cru rester toujours dans le Panthéon : aussi « à leur sortie de ce monument, les voit-on occuper en foroes la grande terrassa du collège Henri lY* et la t>arriûade de la rue de la Vieille- Sstrapade, soutenue par une foule d'autres retranchements i ces deux points paraissent destinés & défendre l'entrée de la rue Mouffetard. U &ut encore dresser le canon contre ees obst tades défendus avec Tintrépidilé du désespoir« et les insurgea ne cèdent que devant les charges k la baïonnette commandées par le général Damesme t ils se retirèrent derrière une autre barricade élevée rue de Fourcy. Là, la difiOeulté du terrain n'ayant pas permis d'employer l' artillerie « la fusillade se pnn Wugea jusqu'à deux heures, époque à laquelle une balle qui frappa mortellement le général à la cuisse , fit suspendre le combat. Le blessé fut porté à l'hôpital militaire du Val^et Grâce, et le lieutenant colonel Thomas prit, par intérim, le commandement des troupes qui opéraient sur la rive gaudi^t
p) Q«oi^pi0 l'os ait dit qià'oa y avait pris qnînat «ois fûinrgéa, la téHté est qa'on n'y prit que quelques hoinmes qui s'étaiwt oacbte dans ia galerie de oouroooement ; les autres prisonniers ou prétendus prisonniers qu'on amena au Luxembourg et à la mairie du onzième arrondissement furent pris dans les maisons fouillées par les vainqueurs: la plupart étaient des hommes inofifensifli qiH If pauf atsi( tsilM WM».
^^ HrSTOlRE
H U imiuult^ qu'un officier général soit envoyé au Panthéon; iHi'ivMÎt le t^itoTon Bonlay (de la Meurthe) à l'assemblée natio* iialo ou roudant compte des événements de ce quartier. Si Ton iKmvnit y envoyer deux on trois bataillons de renfort, il est firohable qu'on aurait comprimé, avant la nuit, l'insurrection dans le douzième arrondissement» un de ses foyers les plus intenses. Que la journée ne soit pas perdue I »
Ainsi, dans l'opinion des représentants du peuple envoyés sur les lieux, la prise du Panthéon n'avait rien décidé dans le douzième arrondissement. Ils demandaient des renforts et un dief. On sait que ce chef fut le brave et malheureux général ftéa, qui avait, comme tant d'autres officiers généraux et supérieors, oflRnrt ses services au général en chef.
Arrêtons-nous un moment à la mise hors de combat d« général Uamesme, et quittons le quartier Saint-Jacques pour flaire connaître ce qui se passait sur les autres points où la hitle ne se montrait ni moins vive, ni moins tenace. Jetons les yeux sur b cireonscription confiée au général Du vivier et aux troupes derUèlelKkhViUe.
On a dit et répété longtemps qu'il entrait dans le jdan des insurgés d'accumuler obstacles sur obstacles, barricades sur barricades, de défendre ks plus importantes par des fisux qui pussent pi^adre les assaillants de tous cètés ; de se retirer sur d'autres poîuts, après avoir £ùt éprouver a la troupe toutes les pertes possibles, et enfin d'émigrer ainsi de posté en poste, de reculer sans cesse afin de transformer tout à coup une déiuto apparente en un succès basé sur les pertes des assaiUanls. « Quand on sera arrivé a la dernière barricade des points donnés, u4-on dit de leur plan supposé, on aura tiré tant de Milliers de coups de fusil qui ne nous auront coàté que des perles insii^ifiantes, tandis q[tte la troupe sera considénUewent iéduite« Akics» nous, vuincus, nous chassés de FiM^ dans une Minute nous nous relevons de tonte la
notre supériorité matérielle, et, forts par le nombre, forts par l'imprévu de la surprise» nous opérerons par un retour offensif propre à surprendre nos ennemis; nous tomberons en masses compactes sur des bataillons décimés , épuisés ; nous reprendrons nos barricades en nous jouant d'une faible résistance; nous irons planter le drapeau de la république démocratique et sociale sur THôtel-de- Ville, sur les Tuileries, et sur le palais de l'assemblée nationale. »
Un pareil plan, s'il eût jamais été celui des insurgés, n'eût pu être regardé que comme une folie propre à accélérer leur perte. Les motifs n'ont pas besoin d'être développés; on les comprend tout d'un coup. Le plan de l'insurrection, si toutefois il peut avoir existé un plan là où chacun ne suivait que l'inspiration du moment, n'a jamais pu être aussi extravagant. Les insurgés avaient déjà commis une faute immense en se tenant sur la défensive durant la première journée; car une insurrection qui reste stationnaire en face d'un ennemi dont les forces augmentent à chaque heure, est une insurrection vaincue.
Les insurgés le com prirent ^i bien, qu'ils essayèrent, dès Je jiatin du second jour, de réparer cette faute. Tandis que l'insurrection des faubourgs Poissonnière, Saint-Denis et du Temple occupait les troupes du général Lamoricière, et que les barricades des quartiers Saint -Jacques et Saint-Marceau empêchaient le général Damesme et le général Bedeau d'aller secourir Duvivier, les insurgés du faubourg Saint-Antoine et du Marais pensèrent à se rapprocher de l'Hôtel-de-Ville. On crut remarquer alors une sorte d'entente, pour atteindre ce but, entre tous ceux qui combattaient sur les deux bords de la Seine.
Le général Duvivier, établi sur ce point capital, avait, dès
le matin, lancé une colonne sur le quai, en amont, chargée
d'înlever la barricade établie au pont Marie. Deux pièces, non
attelées, qui étaient à rHôtel-de-Ville, furent traînées à bras