‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 2)Chapitre 28 sur 164 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

6 e Comité de l'intérieur et des Beaux-Arts ;

7* Comité de l'administration communale et départementale ;

8" Comité du commerce et de l'industrie ;

9* Comité de l'agriculture et du Crédit foncier;

10* Comité de la marine ;

11* Comité de la guerre ;

12 e Comité de l'Algérie;

13 e Comité des colonies ;

14 e Comité des finances;

15 e Comité des travaux publics.

Chaque membre devait désigner ses préférences pour tel comité; mais aux président et vice-présidents de l'Assemblée était réservée la répartition définitive.

Les Comités étaient chargés, à moins que l'Assemblée en décidât autrement, de l'examen des propositions et pétitions ressortissant à leurs attributions respectives.

Les représentants dont les antécédents étaient le plus en opposition aux principes démocratiques et républicains, eurent le soin de se faire inscrire dans le Comité des finances, où ils formèrent aussitôt la majorité ; et quelques-uns d'eux, dans le Comité chargé d'améliorer le sort des travailleurs. Le président laissa passer cette tactique, sans y prendre garde et sans user de son droit de classification.

Les Comités se mirent à l'œuvre sur-le-champ.

COMMISSION EXÊCUTIVE.

Alors commence une série de travaux, véritable encyclopédie politique et sociale de l'époque. Chacun regarde comme un devoir d'apporter à l'ensemble le fruit de ses études et de ses méditations. Toutes les questions sont posées, toutes les réformes discutées, toutes les théories développées. Aux propositions les plus sages, les plus réalisables, viennent se mêler les utopies les plus étranges, les plus hardies, les moins praticables. Mais, chaque jour, d'utiles matériaux s'entassent pour l'avenir; et de ce pêlemêle, de cet assemblage incohérent doivent surgir de fructueux projets.

Ouvertes dès la première heure, les portes des Comités et des bureaux n'étaient pas fermées avant minuit. Avant la séance publique on travaillait; on travaillait encore après. Les affaires personnelles semblaient oubliées. Les affaires générales absorbaient seules les esprits.

Malgré l'ardeur et l'éparpillement de toutes ces luttes, de toutes ces études, l'Assemblée ne se laissait détourner en rien du grand but de son mandat, l'organisation de la République. De longs débats sur la formation de la Commission de constitution aboutirent enfin, et résolurent que cette Commission, vu son

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