‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 2)Chapitre 43 sur 164 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

« M. Lamartine propose de faire entreprendre sur une vaste échelle des défrichements. Les ouvriers, qui y seraient employés, seraient payés partie en argent, partie en terres qu'ils auraient eux-mêmes contribué à défricher.

« La Commission invite le citoyen Flocon, ministre de l'agriculture et du commerce, à réunir, pour une enquête générale, les fabricants et les industriels.

a Sur la proposition du citoyen Garnier-Pagès, la Commission décide que les listes des ouvriers nationaux seront closes ; que d'autres seront ouvertes pour recevoir les engagements militaires de la part des ouvriers de 18 à 25 ans. Ceux qui refuseraient l'engagement seraient renvoyés dans leur pays. Une circulaire sera écrite aux maires de Paris pour leur faire part de cette décision. »

Afin d'accroître les moyens de conciliation entre les patrons et les ouvriers, la Commission posa en principe l'organisation de tribunaux de Prud'hommes, par le ministre du commerce et de l'industrie.

Le Gouvernement suivait donc, avec une incessante préoccupation, jour par jour, heure par heure, le développement de la crise, et s'étudiait à l'arrêter. Il surveillait les conciliabules, les projets, les démarches, les complots qui se tramaient dans l'ombre et ouvertement. Bientôt il sut, par les afllches, par les journaux, les clubs, les rapports de police, que de

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nouvelles manifestations se préparaient etque certains meneurs voulaient prendre une revanche de la journée du 16 avril.

Le 12 même, à l'issue du conseil, la Commission exécutive se rendit à l'Assemblée, où une nombreuse colonne d'individus devait aller présenter une pétition en faveur de la Pologne. Apprenant alors qu'une démonstration plus considérable aurait lieu le surlendemain, jour fixé pour les interpellations sur celte périlleuse question, elle décida qu'elle se réunirait, le 14 au matin, au Petit Luxembourg, et qu'elle convoquerait à ce conseil tous les chefs des forces militaires, afin de leur donner des instructions.

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