‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 2)Chapitre 86 sur 164 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

hésitant, ne sachant plus ce qu'il lui était possible de faire. Seulement il avait toujours cette idée fixe : Eviter à tout prix l'effusion du sang et la guerre civile.

M. Raspail, à son entrée par la grille du quai et ne connaissant pas le palais des députés, avait monté les marches du Péristyle et était parvenu dans une salle, alors le dix-huitième bureau. Il fut sur le point de reculer et de se retirer à l'aspect d'individus, bien vêtus, saccageant, hurlant, brisant les glaces, dansant sur les tables. Son esprit soupçonneux réagissait sur luimême ; il se demandait s'il n'était pas entraîné dans un gouffre d'anarchie, par l'inconnu. Affecté, révolté, il leur cria a que c'était une chose indigne ; que, s'il fallait être républicain à ce prix, il ne voudrait pas l'être. » Il requit des officiers de la garde mobile de faire cesser cet abominable désordre. Et pourtant, lui-même, après avoir- hésité, il se dirigea vers la salle des séances et y pénétra, lorsque la salle était déjà envahie.

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