‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 2)Chapitre 88 sur 164 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

tauration de la Pologne, se rencontrera l'assise la plus ferme de la paix et de la liberté de l'Europe entière. (On entend des cris au dehors de la salle. L'orateur s'interrompt.)

« Voix nombreuses : Continuez! continuez!

a Le citoyen président : Vous voyez quelle est l'intention de l'Assemblée.

« Le citoyen Wolowski : Je dis que la pensée populaire a admirablement saisi le nœud de la question, et l'a résolue en liant l'idée de la résurrection de la Pologne à l'idée de la liberté.

« En effet, le rétablissement de la Pologne est la seule garantie d'une paix durable et de l'émancipation définitive des nations.

« Le monde a compris quelle a toujours été la destinée glorieuse de la Pologne, la mission à laquelle elle s'est toujours dévouée.

« Lorsqu'elle était vivante, la Pologne était le bouclier de la civilisation et du christianisme; et lorsque, après le partage, on a cru l'avoir tuée, alors qu'elle n'était pas morte, qu'elle sommeillait seulement.,... Une rumeur terrible interrompt l'orateur.)

« (Le citoyen Degousée, questeur, arrivant de l'extérieur, s'élance à la tribune.)

« Un représentant (au bas de la tribune) : Ne faites pas une scène ridicule.

a Le citoyen Degousée : Par votre décret relatif à la sûreté de l'Assemblée, vous avez donné le commandement nécessaire pour la sûreté de l'Assemblée au président et aux questeurs.

m COMMISSION EXECUTIVE.

« Contrairement aux ordres donnés par les questeurs, le commandant en chef de la garde nationale a exigé que la garde mobile remit la baïonnette dans le fourreau. (Violents murmures.)

« Un représentant : La salle est envahie.

« Un autre représentant : Qu'on mande le commandant à la barre 1

« (Les citoyens Larabit et Clément Thomas demandent la parole. Une vive agitation règne dans l'Assemblée.)

« Le citoyen Clément Thomas : Une masse considérable de peuple, mue par un sentiment de sympathie pour la Pologne, est venue aujourd'hui envahir l'Assemblée nationale, dans l'intention de vous soumettre une pétition. (Vive interruption.) Je n'ai pas l'intention d'examiner ici si l'on aurait dû laisser approcher jusqu'aux abords de l'Assemblée cette foule de peuple.

« (En ce moment, des individus pénètrent dans les tribunes publiques, où ils agitent des drapeaux et poussent des cris de : Vive la Pologne!) 1 .

« Le citoyen Marescal : L'Assemblée a été violée; il n'y a plus de liberté ici.

« Voix nombreuses : Citoyen président, faites évacuer les tribunes. C'est votre droit.

« Le citoyen Aug. Âvond: Ecoutez Clément Thomas.

« (Le citoyen Barbés s'élance à la tribune.)

« Plusieurs voix : Clément Thomas, ne cédez pas la parole.

* I heure 5 mitiule».

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