CHAPITRE DIXIEME
Durando et INunent en présence dans le Frlniil ; position respective des deux corps d'armée. — Jugent s'empare de Relliine et do Feltre. — Affaire de Cornuda; retraite des Italiens. — Effet de l'allocution du 29 avril sur l'armée romaine; démoralisation. — Le généi-al Ferrari à Trévise; panique; dispersion des volontaires; courageuse défense de Trévise. — Campement avantageux de Durando à Piazzola ; manœuvres de Nunent pour le déplacer; Durando quitte Piazzola pour venir au secours de Trévise. — Nugent passe par Piazzola et opère sa jonction avec Radetzki ; 11 attaque Vicence. — Manin, Tonimaseo, le général Antonini accourent de Venise; combat; les Autrichiens repoussés. — Les armées de Charles-Albert et de Radetzki en présence. — Combat de Santa-Lucia. — Faute grave de n'avoir ni coupé les routes du Tvrol et du Frioul , ni secouru la Yénétie ; reproches au roi. — Vénétie : Deux partis; mesures défensives; dons volontaires; arrivée de la flotte napolitaine, de la flotte sarde; Manin presse la venue de l'armée napolitaine. — Koyaume des Deux-Siciles : ISaples; deux volontés : le roi, la nation; temps perdu pour le départ de l'armée; mauvais voidoir du roi; réunion du parlement pour le 15 mal; question du serment; protestation; agitation de >\aples; commencement de barricades; négociations; le roi cède; les députés interviennent sans succès ; les citoyens et les troupes en présence ; lutte commencée ; combat; les députés se rassemblent; démarches; le roi commande personnellement les troupes ; tentatives de conciliation des représentants de la France; derniers efforts des Suisses à l'approche de la nuit; triomphe des troupes; lazzaronl ; sac, pillage, incendie; aveux pris dans les pièces justlticalives des colonels suisses; attitude courageuse des députés rassemblés; leur protestation; proclamation explicative du roi; changement de ministère; réprobation générale -contre les Suisses; malédictions contre le roi; la diète suisse, conséquences fatales de la journée du 1.5 mai pour l'Italie; situation de l'armée napolitaine et du général Pepe ; l'armée rappelée obéit au roi; la flotte rappelée obéit avec regret.
Nous avons laissé en présence le corps d'armée de Nugent et les troupes commandées par Durando et Ferrari : les Autrichiens, enhardis par la prise d'Udine et le facile passage du Tagliamento, animés par la