‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 115 sur 209 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

lesquels ils "pouvaient joindre l'armée de Radetzki. Durando restait immobile dans cette forte position, réunissant toutes ses troupes disponibles. Mais le 16, craia;nanl sans doute de voir se renouveler les accusations dont on ne cessait de l'accabler dej)uis l'allairc de Cornuda, appelé par le péril dont on disait Trévise menacé , il se décida à abandonner sa position pour voler au secours de cette ville par le chemin de Mogliano.

Mais Nugent, qui recevait de Radetzki ordre sur ordre de lui amener ses renforts, voyant le succès de sa ruse, laissa subitement Trévise, dans la nuit du 17 au 18, tourna par l'autre route, passa la Brenta à Citadella et à Piazolla même, et, le 20, menaçait Vicence. Son but était atteint, lorsque, tombé malade, il fut remplacé par le général La Tour-et-Taxis. Durando, apprenant cette contre-marche, se reporta de Mogliano à Mestre pour prendre le chemin de fer et courir à Vicence. Mais, entre Radetzki et Nugent, il n'y avait plus d'obstacle. 1 8 000 hommes, des convois considérables de toute sorte réunis pendant la marche, venaient accroître les forces autrichiennes. Palma-Nova, Osopo, Pieve di Cadore, restaient assiégés par le corps de réserve de Welden, qui se grossissait chaque jour de soldats venant d'Allemagne et du Tyrol allemand.

Durando et Ferrari avaient complètement échoué. Les volontaires romains, désespérés, se dispersèrent, chacun suivant les tendances de son esprit. Les uns, déterminés, se rendirent à Mestre, à Padoue, à Trévise,

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