‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 116 sur 209 · LA H1^:V0LUT1UN DE 1848 EN EUIU · texte numérisé non relu

LA H1^:V0LUT1UN DE 1848 EN EUIU

à Yicence , se groupant autour de Durando, cjui conservait ses trouj3es régulières, ou se jetèrent dans Venise avec Ferrari. Les autres repassèrent le Pô, allant au sein de leur famille cacher la honte de leur dél'aile, qu'ils attribuaient, non à leur faiblesse, mais à la trahison des généraux et à Taljandon de Pie IX. Cette retraite de la lutte n'était cependant pas absolument sans excuse. Les lettres particulières venues de Rome donnaient lieu de croire que les Romains, désavoués par le souverain pontife, étaient en dehors du droit des gens, et que, prisonnieis, ils seraient considérés comme assassins et fusillés. Cette crainte paraissait tellement fondée, que Durando, pour la détruire, dut, par un ordre du jour daté de Piazzola , communiquer la proclamation du 6 mai du nouveau ministre de la guerre, Sotto Doria, et une dépèche officielle de Farini, annonçant que les troupes romaines étaient directement placées sous les ordres de Charles-Albert , (( afin qu'elles fussent traitées selon les droits et coutumes de la bonne guerre ».

Durando avait donné lieu à deux reproches graves. Du premier élait venu le second. Retenu par Pie IX, appelé par ( harles-Albert à Ostiglia, on ne pouvait lui imputer sa marche tardive dans le Frioul ; mais, prévenu à temps par Ferrari, il n'avait pas soutenu à Cornuda des \olontaires non encore habitués au feu. De là un échec, au lieu d'un succès probable qui eût exalté son armée et donné la confiance à de jeunes soldats. Sensible à une accusation suivant lui injuste, désireux d'en éviter une seconde, il s'était laissé aller à quitter la position de Piazzola, (|u'il eût dû garder. Il fut enfin blâmé d'avoir échelonné ses troupes au lieu de les

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