CHAPITRE DIXIEME
qu'il avait en ses mains, u afin que l'Italie fût à toujours purgée de l'étranger ». Mais les ordres nouveaux, directement adressés de Naples au contre-amiral, devenaient trop positifs. De Cosa obéit avec douleur; cependant il obéit, et s'éloigna le 11 juin. Ainsi, de toutes ces voiles resplendissantes, de ces bannières aux belles couleurs, de ces transports de deux peuples, de cet enthousiasme délirant , de cette espérance fondée , de ces félicitations, de ces actes de grâce, il ne restait plus que regrets et déceptions. Quelques jours avaient suffi pour dissiper le méléore brillant et trompeur, qui n'était formé que des paroles et des promesses de Ferdinand.
Ce roi livrait la Vénétie à l'influence piémontaise , et l'Italie à l'invasion autrichienne.