‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 133 sur 209 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

L'aliaiulon de Pie IX et du roi de Xaples soulève des imirmnres contre les nrincetî. — Lonibaidie : Les partisans de Cliarles-Albert précipitent le vote pour la fusion a\ee la Sardaifjiie; protestation des républicains contre le vote avant la victoire; ajjitatioa à Milan; tentative avortée contie le Gouvernement provisoire lombard; dépouillenienl du scrutin d'annexion; vote prestpie unanime; même résultat dans les duchés et dans les provinces vénètes de terre ferme; les déléf'ucs font appel au gouvernement de Venise. — Venise : Convocation de rassemi)lée vénète au 18 juin; opinions diverses. — Lombardie-Vénétie : CIiarles-Albert hostile aux volontaires; siéf[e de Peschiera; Radetzki reprend l'offensive; combat de Curtatone et de Montanara; glorieuse résistance des Toscans; épisode Montanelli; les Toscans écrasés par le nombre; Radetzki retardé; armée piéniontaise prévenue; combat de Goïto ; prise de Peschiera; défaite et retraite des Autrichiens ; Charles-Albert à Peschiera ; marche de Radetzki sur Vicence; conseil tenu par le roi et ses généraux; l'armée piéniontaise s'empare de Rivoli et de la Corona ; Vicence assiégée par Radetzki ; lutte héroïque; capitulation de Durando et de son corps d'armée; Radetzki s'empresse de retourner à Vérone ; Padoue, Trévise au pouvoir des Autrichiens; tentative infructueuse de Charles- Albert sur Vérone; Venise cernée par terre; blocus de Trieste par la flotte sarde; protestation des consuls étrangers; Venise craint d'être livrée par un traité de Campo-Formio ; républicains et albertistes en présence à Venise; appel de Manin et de Tommaseo au roi de Piémont, et aux autres gouvernements italiens, pour les consulter sur un recours à la France. — Recours à la France repoussé à Rome, à Florence, en Sicile. — • La France attend, l'arme au bras, le jour oi^i elle sera appelée.

La désertion du roi de Naples avait suivi l'abandon de Pie IX. Chez les partisans de la monarchie constitutionnelle, ce furent des gémissements et des plaintes; chez les républicains, des malédictions; dans leur courroux, ils rendaient tous les rois responsables, signalaient avec défiance les actes du grand-duc de Toscane, et portaient leurs soupçons inquisiteurs jusque sur le

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