‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 154 sur 209 · CHAPITRE OXZIKMK · texte numérisé non relu

CHAPITRE OXZIKMK

Fr\rier (\ue pour la remercier de ce qu'elles n'ont jamais dépassé certaines limites... »

Les iïouvernemenfs n'étaient pas seuls à repousser l'intervention de la France. Dans les Chambres des divers États, rassemblées sous l'influence du mouvement révolutionnaire, les députés les plus sympathiques à la Républicjue française exprimaient les mêmes sentiments. Dans la séance du 21 juin, à Rome, un député adressait au ministère cette interpellation : « Est-il vrai que la République de Venise, par un exemple fatal, ait fait appel à l'intervention française pour échapper à une ruine certaine? Venise eût dû se défendre ellemême! » Dans la réplique du ministre de l'intérieur Mamiani , on lit cette phrase énergiquement significative : « 11 n'est pas de ville en Italie, il n'est

pas un pouce de terrain, où l'on puisse concevoir la pensée de commettre la faute d'appeler l'étranger. La République vénitienne préférerait mille fois périr dans ses lagunes!... »

Le 22, un autre député, >L Potenziani, revenant sur la discussion de la veille, soutient « qu'il est contraire aux convenances et aux sentiments de gratitude de prononcer des paroles offensantes pour la généreuse nation française, qui a offert à l'Italie ses secours dans le cas où les forces italiennes ne suffiraient pas contre l'Autriche; c'est à elle assurément que nous aurions à recourir, si nous étions dans l'alternative d'invoquer son aide ou de retomber sous le joug abhorré de l'Autriche ».

Le député Farini répondit : « A la France il est du quelques paroles de remercînient, mais seulement de remerclment , pour ses offres généreuses ; et ces paroles

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