CHAPITRE DOL'ZIE.ME
l'Allemagne régénérée, secouant son anticiuo linceul de despotisme, Iji'isant ses fers rouilles par le temps, marchant aussi vers la lumière et le propres, furent sérieusement discutées. Ces questions furent renvoyées au comité des aflaires étrangères de l'Assemblée, pour formuler en quelques mots la politique de la France.
Le lendemain, M. Drouyn de Lhuys, président du comité, présenta le résultat de ses délibérations :
« L'Assemblée nationale invile la Commission executive à continuer de prendre pour règle de sa conduite les vœux unanimes de l'Assemblée, résumés dans ces mots : Pacte fraternel avec l'Allemagne; reconstitution de la Pologne indépendante et libre; affranchissement de l'Italie. »
L'unanimité des Représentants acclama cette déclaration.
L'Assemblée nationale, à peine réunie, jetait à l'Europe sa première pensée de politique extérieure , sans menace et sans crainte. Elle répondait par un cri de fraternité aux doutes de l'Allemagne, aux gémissements de la Pologne, aux répulsions de l'Italie! Que l'on compare les discours des hommes influents de la France et de l'Italie à cette époque, les journaux de ces deux nations, et que l'on juge où les sympathies étaient les plus vives et les plus réelles. L'Assemblée constituante s'éleva à la hauteur du peuple qu'elle représentait; elle en exprima les sentiments avec bonheur. Ce peuple se grandit et s'abaisse, se relève et se courbe, s'agite et se repose, s'enorgueillit et s'humilie; mais, quelles que soient ses joies ou ses défaillances, ses victoires ou ses défaites, dans la prospérité comme dans l'adversité , il a toujours au cœur un sentiment d'amour pour le peuple