VI
qui soiilîVe, dans ses veines du sang pour l'affranchir, dans ses mains une épée pour le sauver.
Le Gouvernement provisoire de la Lombardie répondit au discours de Lamartine et au vote de l'Assemblée constituante par la destitution de son délégué près le gouvernement français, M. Frapolli, déjà démissionnaire, parce qu'il était considéré comme l'auteur de cette lettre lue à la tribune, où il était dit: « La France serait intervenue même contre Vcivis du roi de Sardaigne, si la Lombardie et la Yénétie l'avaient demandé. »
La politique de l'Assemblée constituante et de la Commission executive était nettement tracée : La France, l'arme au bras, attendait l'appel des peuples. L'Italie, l'Europe le savaient!
L'Autriche et l'Angleterre ne doutaient pas de cette poUtique, objet de leurs préoccupations constantes. Rien n'est plus curieux que leurs correspondances, rien n'est plus significatif. Je dois en donner les extraits les plus intéressants pour compléter le récit.
Le marquis de Normanby écrivait, le 4 mai, au vicomte Palmerston, avoir fait des observations à M. Lamartine, sur l'intervention française, «mal reçue
par les Italiens eux-mêmes Quelle que fût la nature
de la demande, M. Lamartine devait prendre garde à ce que les Français ne fussent pas regardés là comme des intrus mal venus M. de Lamartine répondit