‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 188 sur 209 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

tiil)iie lesliisils; prépare les munitions ; fabrique de la poudre, des cartouches; improvise des fortifications extérieures, un camp retranché; y appeihi la population au travail ; invile les marchands à se munir de vivres, de denrées; crée un conseil pour punir les traîtres ; propose un emprunt forcé ; entasse les rations [)Our l'armée. « Il a été unanimement décidé dans un conseil de guerre, » s'écrie-t-elle le 30 juillet, « que Milan fera une résistance désespérée. Reprenons l'ardeur et l'impétuosité de nos cinq immortelles journées ; élevons de nouvelles barricades! Coupons les ponts, les chaussées, les rues! Mettons le désert et la désolalion entre nous et l'ennemi! Montrons que nous savons lutter contre l'adversité, et que, si des forces supérieures nous écrasent, nous sommes dignes des secours et des sympathies de toute l'Europe! »

Elle invoque l'assistance du clergé, de l'archevêque de Milan, de tous les évêques de la Lombardie; elle leur demande de parcourir les quartiers, les casernes : « Là, exhortez, animez, et faites entendre ces saintes paroles de Dieu, de patrie et de peuple! Allez aux ambulances, aux hôpitaux! distribuez des consolations! Dans les églises les plus fréquentées, prêchez la guerre sainte! prêchez-la sur les places, sur la voie publique; c'est ici la sainte cause du droit contre la force! »

Ce noble langage ranime les esprits. La ville se souvient du passé, et se croit imprenable. Cernée alors par l'Autrichien maître de la citadelle, des principaux postes intérieurs et des murailles, mitraillée du dehors et du dedans, elle a su combattre et remporter la victoire. Aujourd'hui, l'ennemi est dehors; la garde nationale occupe la citadelle et les murailles; la population

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