‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 43 sur 209 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

S.irclaifjno : Eiulioiisiasnie à la nouvelle des révoliiiioiis Je Milan et de Venise; départ des volontaires; excitations de la presse; hésitation de Charles- Albert. — L'Angleterre, aj)rès le 24 Février, uiodiHe sa jiolitiqne libérale en Italie. — Aj)|)el de l'Autriche à l'Angletene. — Appel simultané du Piémont. — Palmcrston désavoue le Piémont et se lapproche de l'Autriche. — Premières dispositions du roi de Sardaigne à s'unir à l'Autriche contre la République française; il apprend le triomphe de l'insurrection lonii)arde; .sa jiolitique change; il se décide à s'unir à la Lombardie ; sa jiroclamation ; l'Italia futà da se; ses craintes de la propagande française; sa justificati(jn devant l'Europe; il veut empêcher les peuples d'acclamer la Hépuldique; service qu'il rend aux rois; prétexte invoqué par le cabinet sarde contre l'Autriche; dédain de l'Autriche, qui en appelle à l'Europe; l'armée de Charles-Albert passe le ïessin ; le roi réjiond aux accusations de lenteur et d'ambition; l'armée piémoutaise devant le Mincioy en face de l'armée autrichienne; Charles- Albert comjirime l'essor du mouvement insurrectionnel.

En Piémont , il y avait eu un frémissement général à la nouvelle des premières luttes de ^lilan. Les populations s'étaient senties tressaillir. Le tocsin de Milan avait retenti au plus profond des cœurs comme une invocation suprême àFItalie contre l'étranger. On était accouru sur les places publiques, dans les cafés, pour recueillir le moindre détail de faits encore ignorés. Au développement du drame, l'entraînement avait grandi; l'espérance, la crainte, les sympathies, les haines, toutes les passions que peut susciter l'amour de la patrie, embrasaient les âmes. Jamais délire national ne s'était emparé plus énergiquement d'un peuple. Les uns, tribuns de circonstance, remuaient les esprits par leur parole inspirée. D'autres, en style de feu, parles

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