‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 6 sur 209 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

lîuvaiiiiic ilc.^ Dcnx-Sicilcs : Carlxinarl ; JiMinr; Italie. — In.surrcclion à Messine et en Calahrc, 1847. — Mort <le Romeo. — Défi porté au f[ouvernement, à jour fixe. — Frise d'armes. — Bombardement de Palerme. — Intervention des consuls. — Agitation à .\a|)Ies. — Concessions du roi. — Propositions de conciliation aux Siciliens, qui les repoussent. — Victoire des Siciliens; fuite des troupes rovales. — ^Manifestation à Naples. — Octroi d'une constitution, — Retour de la flotte à Naples avec les débris de l'armée. — Douleur (bi roi. — Sardaifjne : Mouvement. — Charles-Albert publie les bases d'une constitution; ses antécédents; ses premières vues vers l'avenir. — Toscane: Agitation. — Constitution du 17 février octrovée par le grand-duc. — Rome : Pie IX. — Concessions nouvelles. — Pie IX ne veut pas aller plus loin. — Démonstrations. — Promesses de constitution. — Résumé des premiers efforts de l'Italie pour conquérir la liberté et l'indépendance, jusqu'à la révuliuion française du 24 février 1848.

Dans le royaume des Deux-Siciles , ni la pression de l'opinion publique, ni les lumières de la raison, ni les tendances progressives du siècle, ne pouvaient vaincre la résistance absolue de Ferdinand II. La force senle pouvait lui arracher un acte favorable à la liberté. Sa volonté était la loi; les jésuites, ses instruments; une armée doublée de régiments suisses, sa raison d'État; une police inquisitoriale, la base de son gouvernement. Dans un tel pays, le peuple ne devait rien attendre que de lui-même, et n'avait qu'une seule voie pour parvenir à son affranchissement : une prise d'armes.

Aussi ce fut dans ce royaume que se propagea la première société des carbonari, qui ne cessa jamais d'y faire des prosélytes. Un chef tombé victime était aussitôt remplacé par un autre. La foi tenait tête à la persécution.

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