‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 65 sur 209 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

ministre des affaires (''trangères déclara : « La Sicile veut faire partie de la lii>;ue italienne, et elle saura déjouer les intrigues du roi de Naples. » M. Pater Nostro : « La Sicile a un roi qu'elle ne doit plus avoir. II faut décréter, séance tenante, que Ferdinand de Bourbon, avec sa dynastie, esL déchu du trône de la Sicile. » — M. La Farina : « La Sicile ne peut choisir qu'entre deux familles, celle de Toscane et celle de Savoie. Mais, avant tout, songeons à nous-mêmes! organisons-nous! prenons des forces! et que tous sachent que nous voulons rester Italiens! L'avenir décidera ce que nous devons être, ou État constitutionnel sous un prince italien , ou République, si la Providence sourit à l'Italie. » (Applaudissements.) — Après quelques mots de M. Perez, M. Interdonato s'écrie qu'il faut a proclamer la déchéance de Ferdinand et de sa dynastie , la monarchie républicaine, le gouvernement d'un prince italien; et la patrie sera sauvée ». (Applaudissements.)

Le décret de déchéance fut voté le jour même, et publié par le gouvernement :

(( Article 1". Ferdinand de Bourbon et sa dynastie «ont pour toujours déchus du trône de Sicile.

» Art. 2. La Sicile sera régie par un gouvernement ^constitutionnel. Après avoir réformé sa Constitution, elle appellera au trône un prince italien.

» Fait et délibéré à Palerme, le 1 3 avril 1 848.

)) Le président de la Chambre des communes,

» M. DE TORREARSA.

» Le président de la Chambre des pairs,

n Duc DE Serra Difalco.

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