VI. i
» Pour copie conlorme : Torrearsa.
)) Le secrétaire j Calvi.
» Le président dit roijaume,
» RUGGIERO SetTIMO. »
Ce décret fut accueilli avec enthousiasme. Le souvenir du bombardement était vivace. Le sanj:» du combat n'avait pas encore séché. Aussi la foule se répandit dans les rues , et de toutes paris on entendit : A bas le roi bombardatore! Les statues des Bourbons furent brisées; celles de bronze, fondues pour en faire des canons. Deux seulement furent conservées : l'une, de Charles III, qui passait pour un roi juste et bienfaisant; l'autre, de Juan d'Autriche, le héros de Lépante, qui avait préservé les rives de la Méditerranée du ra\age des mahométans. Le peuple, dans sa colère, savait lespecter la bonté, la justice et la gloire.
MM. Amari, La Farina, Scolia, Pisano, le pi'ince Granatelli, «partirent sur-le-champ, pour représenter la Sicile dans la ligue italienne et auprès des autres gouvernements italiens.
Le président du royaume demanda l'autorisation de départ pour la Lombardie de 100 volontaires siciliens, sous la direction de La Masa , et les subsides nécessaires. La Sicile prouvait ainsi son bon vouloir, sans avoir la prétention d'envoyer un secours réel.
Dans la Péninsule, les patriotes se demandèrent s'il n'eut pas mieux valu suspendre cette déchéance jusqu'au moment où Ferdinand ei'it refusé ses secours à la Lombardie et à ia Vénétie; ou même proclamer la repu-