‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 68 sur 209 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

va au liasard , où le hasard le mène. Que va-t-il advenir?

Les peuples réclamaient, par sentiment, une assemblée nationale italienne, ou bien au moins une ligue de représentants de tous les États. L'heure de cette assemblée n'était pas venue; aux propositions de cette ligue, présentées par le roi de Naples et par Pie IX, Charles- Albert répondit par un refus.

Charles-Albert voulait bien accepter le concours de tous, mais il refusait de s'engager, de soumettre ses idées, ses desseins, à une délibération des princes ou des peuples. Ce qui permit à ses adversaires de dire qu'il aspirait à l'union piémontaise, et non à l'union italienne.

Les délégués, réunis à Rome , attendirent vainement les délégués du roi de Sardaigne. Cette absence y fit naître des méfiances et des soupçons, tandis que les démarches actives de ses partisans en Sicile faisaient naître à Naples des préventions et des haines.

Page 1