CHAPITRE SEPTIEME
Exilés italiens en France. — Lamartine lenr offre l'ôpée de la France. — Mazziui refuse et prononce les mêmes paroles (j\ie Ch.irles- All)ert. — Offres de Lamartine an général Pepe. — Conseil de Gioherti. — Illusions des Italiens. — Correspondance de Bixio, chaque d'affaires de France à Turin. — Passage du Mincio par les Piémonlais. — Combats de Goïto, Monzambano et Borglietto. — Proclamations du roi et de Radetzki. — L'Autriche envoie des renforts à son armée; son appel à l'Allemagne; race contre race; volontaires allemands; le Tyrol allemand s'arme contre l'Italie. — Le gouvernement provisoire de Milan et Tommaseo invoquent la fi-aternité des peuples. — L'Autriche, redoutant l'intervention française, préfère négocier avec la Sardaigne. — Palmerston accueille froidement les communications de Manin. — Adresse du gouvernement vénète au ministre des affaires étrangères de France. — Lettre de Tommaseo à Lamartine; réponse. — Lettre de Lemperani, consul français à Venise. — Manin ne demande à la France que l'apparition de navires français dans l'Adriatique; ordres immédiats transmis à l'amiral Baudin; l'Asmodée à Venise; l'escadre française dans les eaux de 2s'aples. — Plaintes contre le gouvernement vénète, qui a désiré les sympathies de la France; justification. — Adresse du Gouvernement provisoire lombard an Gouvernement provisoire français. — Admonestation de Charles-Albert. — Préparatifs de la France, pour soutenir l'indépendance des peuples. — Le gouvernement sai-tle demande que la flotte française ne s'arrête pas dans le port de Gênes; il repousse l'intervention française. — Lamartine demande à Bixi*) si, aux frontières, lintervcntion de l'armée serait repoussée parles armes; réponse affirmative; il faut attendre le moment d'être ap])elé. — Persistance des Italiens à refuser les offres de la France.
Les Italiens réfugiés en Angleterre et en France , qui, heureux déjà de voir triompher les principes pour lesquels ils avaient si longtemps et si cruellement souffert, aspiraient encore au bonheur de revoir la patrie, n'avaient pas été les moins empressés à faire à la cause commune des sacritices absolus. Ils avaient eu l'extrême